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OGC Nice : Claude Puel a dû freiner les ardeurs de Jean-Pierre Rivère sur un dossier risqué


Rédigé le Vendredi 16 Octobre 2026 à 11:05 écrit par


Le souvenir était séduisant, mais il ne pouvait pas tenir lieu de garantie sportive. Lorsque Jean-Pierre Rivère a envisagé de faire revenir Hatem Ben Arfa à Nice l’hiver dernier, le Gym avait surtout besoin de points pour défendre sa place en Ligue 1. Dans un entretien à Nice-Matin, Claude Puel explique pourquoi cette idée lui paraissait dangereuse, sans avoir pour autant refusé d’examiner la condition physique de son ancien joueur.

Puel voulait évaluer Ben Arfa avant d’envisager son retour

La nuance compte : le technicien n’avait pas fermé la porte à toute discussion. Avant de se prononcer sur une éventuelle intégration, il souhaitait mesurer ce que Ben Arfa pouvait encore apporter après une aussi longue absence du football professionnel.

« J’étais d’accord pour qu’on puisse voir où il en était physiquement après tant de temps loin des terrains, même s’il avait fait du padel », précise Puel. Mais cette évaluation devait répondre à une exigence immédiate : « Il faut avoir quelques certitudes quand tu es en train de jouer le maintien, quand chaque point est important. »

Sans club depuis la fin de son aventure lilloise en 2022, Ben Arfa représentait forcément un pari. Ses retrouvailles avec Nice, où il avait brillé sous les ordres de Puel en 2015-2016, auraient réveillé des souvenirs heureux. Elles n’auraient pas suffi à garantir sa capacité à aider une équipe en difficulté.

Au-delà du physique, Puel redoutait surtout les conséquences d’un retour décevant. « Ça pouvait être catastrophique pour le groupe, ça pouvait être une horreur aussi pour les supporters avec l’attente que son retour aurait suscité », estime-t-il. Le risque concernait donc autant l’équilibre du collectif que l’espoir placé dans un joueur longtemps éloigné des terrains.

L’ex coach niçois reconnaît pourtant que l’audace de Rivère avait déjà servi le club : « Jean-Pierre aime ça, il a eu des coups comme ça qui ont permis de débloquer des situations. » Cette fois, son appréciation était différente : « Le risque n’était pas opportun et pouvait avoir un effet désastreux. »

Puel ne voulait pas que Nice confonde un renfort avec une promesse de salut. Dans son raisonnement, la priorité devait rester le travail du groupe engagé dans la lutte pour le maintien, plutôt que l’attente d’un sauveur : « L’intérêt général était de rester concentré et ne pas attendre un miracle. »

Lilian Lefort
Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai grandi... En savoir plus sur cet auteur