Le FC Nantes et surtout Franck Kita a tranché : malgré la tempête, Ahmed Kantari reste solidement arrimé au banc, sous la protection assumée d’une direction plus déterminée que jamais à sauver sa place en Ligue 1. Dans un stade de la Beaujoire qui gronde, le club a, selon L'Equipe, choisi de tourner la page du « projet jeunes » pour se réfugier dans un pragmatisme brut, où chaque point compte davantage que chaque promesse.
Kantari maintenu, les jeunes relégués au second plan
La comparaison avec Raymond Domenech s’est imposée comme un refrain facile, chiffres à l’appui, pour pointer les débuts difficiles de Kantari et rappeler l’un des épisodes les plus sombres de l’ère Kita. Mais pour la direction nantaise, ce parallèle ne tient pas : l’ancien sélectionneur incarne un bricolage sans lendemain, là où Kantari est présenté comme un pari assumé dans un contexte explosif, avec un vestiaire fragilisé et un calendrier à haute tension. Protéger le coach, c’est aussi protéger la décision qui l’a installé, et éviter d’avouer que l’électrochoc promis ressemble, pour l’instant, à un glissement encore plus violant.
En coulisses, un virage s’est opéré : le discours séducteur autour de la formation laisse place à une ligne de conduite sans fard, centrée sur la survie immédiate. Les jeunes, longtemps mis en avant comme vitrine du club et actifs à valoriser, voient leur temps de jeu se réduire au profit de joueurs plus aguerris, recrutés ou repositionnés pour encadrer une mission maintien devenue obsessionnelle. Le message est brutal mais limpide : la Ligue 1 d’abord, les états d’âme ensuite.
Ce choix stratégique n’est pas sans conséquence sur l’ADN nantais, historiquement associé à un football de jeu et de transmission. À force d’alterner grandes déclarations sur la jeunesse et réflexes de panique dès que le classement se resserre, le FC Nantes donne l’image d’un club qui survit plus qu’il ne se projette. Reste une question, lancinante : à force de tout sacrifier au « coûte que coûte », que restera‑t‑il à raconter le jour où la peur, elle, ne fera plus recette ?
Reste également à savoir si Waldemar Kita n'enverra pas balader dès ce dimanche les certitudes de son fils Franck ...
En coulisses, un virage s’est opéré : le discours séducteur autour de la formation laisse place à une ligne de conduite sans fard, centrée sur la survie immédiate. Les jeunes, longtemps mis en avant comme vitrine du club et actifs à valoriser, voient leur temps de jeu se réduire au profit de joueurs plus aguerris, recrutés ou repositionnés pour encadrer une mission maintien devenue obsessionnelle. Le message est brutal mais limpide : la Ligue 1 d’abord, les états d’âme ensuite.
Ce choix stratégique n’est pas sans conséquence sur l’ADN nantais, historiquement associé à un football de jeu et de transmission. À force d’alterner grandes déclarations sur la jeunesse et réflexes de panique dès que le classement se resserre, le FC Nantes donne l’image d’un club qui survit plus qu’il ne se projette. Reste une question, lancinante : à force de tout sacrifier au « coûte que coûte », que restera‑t‑il à raconter le jour où la peur, elle, ne fera plus recette ?
Reste également à savoir si Waldemar Kita n'enverra pas balader dès ce dimanche les certitudes de son fils Franck ...


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