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Hugo Ekitike (Liverpool) fauché en plein vole


Rédigé le Mercredi 15 Avril 2026 à 16:22 écrit par


Fauché en plein vol, à deux mois d’une Coupe du monde qu’il était en train de forcer à coups de buts et de matches XXL : à Anfield, le destin d’Hugo Ekitike a brutalement changé de trajectoire face au PSG, sur un appui anodin qui a figé tout le Kop.

Hugo Ekitike, de transfert record à coup d’arrêt brutal

Arraché à l’Eintracht Francfort l’été dernier pour près de 90 M€, bonus compris, Ekitike a débarqué à Liverpool dans le costume du pari XXL, l’un des transferts les plus chers de l’histoire du club et du football français. Dans l’ombre initiale d’Alexander Isak, deuxième meilleur buteur de Premier League la saison passée avec Newcastle, le Français de 23 ans a très vite transformé la pression en carburant, enchaînant les buts et les prestations convaincantes sous la houlette d’Arne Slot. Interrogé sur ce montant, il avait d’ailleurs désamorcé le débat avec une franchise désarmante : « Le prix de mon transfert ? Je m’en fous », lâchait il dans un entretien à Eurosport, expliquant qu’il ne pensait « qu’au terrain et au travail au quotidien ».

En Premier League 2025-2026, Ekitike affiche 11 buts et 4 passes décisives en 28 rencontres, avec une influence croissante dans le jeu des Reds et un rendement qui l’avait fait passer du statut de recrue chère à celui de vraie satisfaction de la saison. De quoi s’imposer progressivement comme un sérieux candidat à une place dans le groupe, voire dans le XI, des Bleus pour la Coupe du monde 2026 ; Didier Deschamps suivant de près son ascension alors que l’attaque tricolore cherchait encore ses équilibres derrière Kylian Mbappé.

Mardi soir, tout s’est figé à la 28e minute du quart de finale retour de Ligue des champions contre le PSG : Ekitike s’écroule seul, se tenant l’arrière de la cheville droite, avant de quitter la pelouse en larmes sur civière. Le diagnostic est tombé dans la nuit, implacable : rupture du tendon d’Achille, fin de saison et forfait pour la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique. « C’est assez grave, il s’est fait très mal », avait déjà soufflé Arne Slot en conférence de presse, conscient d’avoir perdu bien plus qu’un simple avant-centre.

Pour Liverpool comme pour l’équipe de France, ce n’est pas seulement un numéro 9 qui disparaît de l’équation, mais une dynamique, une forme de promesse offensive qui s’écrivait en temps réel. La suite, désormais, se jouera entre bloc opératoire, rééducation et un long tunnel avant de revoir, peut-être, le Kop se relever pour célébrer à nouveau les buts d’Hugo Ekitike.

Lilian Lefort
Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai grandi... En savoir plus sur cet auteur