À peine nommé sur le banc de Tottenham, Roberto De Zerbi se retrouve déjà au cœur d’une tempête qu’il traîne depuis son passage à l’OM et ses sorties publiques sur Mason Greenwood, aujourd’hui à Marseille. À l’époque, l’Italien n’avait pas hésité à défendre son joueur, lâchant notamment que Greenwood était « un good guy » qui avait « payé un lourd tribut » à ce qui lui est arrivé, des propos qui ont profondément choqué une partie des supporters anglais. Des groupes de fans de Spurs l’avaient d’ailleurs ciblé très tôt, accusant le coach de minimiser la gravité des faits reprochés à l’attaquant formé à Manchester United.
De Zerbi tente de recadrer son message face aux fans de Tottenham
Ces derniers jours, la colère n’est pas retombée à Londres, bien au contraire. Le Tottenham Hotspur Supporters’ Trust a parlé de « sérieuses et profondes inquiétudes » autour de la nomination de De Zerbi, en rappelant que ses déclarations sur Greenwood étaient « inutiles, mal jugées et profondément offensantes pour de nombreux supporters ». Dans le camp des groupes militants, Women of the Lane, Proud Lilywhites ou encore Spurs REACH ont martelé que ce n’était « pas seulement une question de résultats ou de style de jeu », mais de valeurs et d’image du club.
Face à cette fronde, De Zerbi a tenté de clarifier sa position. Lors d’une prise de parole relayée outre-Manche, il a expliqué qu’il ne voulait pas « entrer dans la vie privée de qui que ce soit », ajoutant : « Mason semble être un jeune homme décent. Il a payé un prix très lourd pour ce qui s’est passé et il a sans doute trouvé ici le bon environnement, qui lui a tendu la main. » Le problème, pour une partie des fans, c’est que ce discours reste perçu comme une forme d’empathie mal placée à l’égard d’un joueur au CV judiciaire explosif.
Résultat : alors que Spurs joue son maintien en Premier League et que De Zerbi vient de signer pour cinq ans, l’Italien doit déjà mener un double combat, sportif et symbolique. S’il veut retourner l’opinion, il devra rapidement envoyer des signaux forts, en actes comme en mots, pour prouver qu’il a entendu les victimes et qu’il comprend pleinement ce que représente cette affaire pour une partie du public de Tottenham.
Face à cette fronde, De Zerbi a tenté de clarifier sa position. Lors d’une prise de parole relayée outre-Manche, il a expliqué qu’il ne voulait pas « entrer dans la vie privée de qui que ce soit », ajoutant : « Mason semble être un jeune homme décent. Il a payé un prix très lourd pour ce qui s’est passé et il a sans doute trouvé ici le bon environnement, qui lui a tendu la main. » Le problème, pour une partie des fans, c’est que ce discours reste perçu comme une forme d’empathie mal placée à l’égard d’un joueur au CV judiciaire explosif.
Résultat : alors que Spurs joue son maintien en Premier League et que De Zerbi vient de signer pour cinq ans, l’Italien doit déjà mener un double combat, sportif et symbolique. S’il veut retourner l’opinion, il devra rapidement envoyer des signaux forts, en actes comme en mots, pour prouver qu’il a entendu les victimes et qu’il comprend pleinement ce que représente cette affaire pour une partie du public de Tottenham.


L'accueil
