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Franck Haise (Stade Rennais) assume avoir commis des erreurs à l'OGC Nice


Rédigé le Jeudi 19 Février 2026 à 09:13 écrit par


Franck Haise a reconnu sa part de responsabilité dans son échec à l’OGC Nice en livrant un véritable mea culpa sur sa gestion de l’énergie et des priorités. Un discours lucide qui tranche avec la tension de ses derniers mois sur la Côte d’Azur et illustre encore l’apprentissage d’un entraîneur pourtant déjà expérimenté.

Haise fait son mea culpa

Présenté ce mercredi comme nouvel entraîneur du Stade Rennais, Franck Haise est revenu sans détour sur son passage raté à l’OGC Nice. Interrogé sur les raisons de cet échec, le technicien de 54 ans a admis s’être dispersé loin de son cœur de métier, laissant filer une partie de l’énergie qui aurait dû être consacrée uniquement à son vestiaire.

« Quand ça fonctionne, c'est qu'il y a plein de raisons et quand ça ne fonctionne pas, c'est qu'en général il y en a plusieurs aussi. Au-delà des raisons, je crois que l'énergie, à un moment, j'aurais dû la mettre uniquement sur mon groupe. Et je pense que si j'ai manqué d'énergie positive pour aider mieux mon équipe à l'époque, sur les derniers mois ou les dernières semaines, c'est parce que j'en avais gâché un peu sur des choses sur lesquelles je n'avais finalement pas de pouvoir », a reconnu Haise en conférence de presse lors de sa présentation à Rennes.

Un coach encore en apprentissage

Remplacé par Claude Puel sur le banc niçois en décembre dernier, Haise sort d’une expérience marquée par une crise de résultats, des tensions internes et plusieurs prises de parole musclées en public. Entre critiques répétées sur le niveau d’exigence de ses joueurs en Coupe d’Europe et constat lucide du manque d’armes de son effectif pour rivaliser en Ligue des Champions, l’ancien coach de Lens avait parfois semblé s’user dans un bras de fer permanent avec son environnement.

En assumant aujourd’hui ses erreurs de gestion et son excès de dispersion, Haise envoie aussi un message sur sa volonté d’évoluer dans sa manière de travailler. À Rennes, il assure vouloir rester davantage « dans son cœur de métier », recentré sur le terrain et son groupe, signe qu’à bientôt 55 ans, même un entraîneur installé en Ligue 1 considère qu’il a encore des choses à apprendre dans un métier devenu ultra-exigeant.

Lilian Lefort
Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai grandi... En savoir plus sur cet auteur