Le rendez-vous avec Marseille approche, mais la soirée de mercredi occupe encore les esprits lensois. Deux jours après le 1-9 encaissé contre Côme en Ligue des champions, Yannick Cahuzac s’est présenté en conférence de presse avec autre chose qu’un appel à la réaction. Ce vendredi, l’entraîneur du RC Lens a reconnu ses propres défaillances, dans la lecture du match comme dans la gestion de son équipe.
Son mea culpa porte sur deux dimensions qu’il juge indissociables : l’organisation tactique et la maîtrise émotionnelle. Le deuxième but italien a, selon lui, précipité une succession d’erreurs que personne n’a su interrompre. Pas même le banc.
« Sur l’aspect émotionnel, on a tous été défaillants, moi le premier », a-t-il expliqué. Cahuzac ne cherche pas à répartir les torts pour alléger les siens. Il décrit au contraire un entraîneur lui aussi emporté par les événements, incapable de trouver la réponse susceptible d’enrayer l’effondrement.
« Sur l’aspect émotionnel, on a tous été défaillants, moi le premier », a-t-il expliqué. Cahuzac ne cherche pas à répartir les torts pour alléger les siens. Il décrit au contraire un entraîneur lui aussi emporté par les événements, incapable de trouver la réponse susceptible d’enrayer l’effondrement.
À 0-3, une hésitation que Cahuzac regrette
C’est à la pause que son autocritique devient la plus précise. Lens accuse alors trois buts de retard. Deux options se présentent à lui : limiter les dégâts ou tenter de relancer une équipe déjà très atteinte.
« J’hésite entre fermer la boutique à 3-0 soit lancer du sang neuf pour impulser quelque chose. La finalité, dix minutes après il y a 6-0. J’ai manqué de lucidité à ce moment-là. »
« J’hésite entre fermer la boutique à 3-0 soit lancer du sang neuf pour impulser quelque chose. La finalité, dix minutes après il y a 6-0. J’ai manqué de lucidité à ce moment-là. »
L’aveu dépasse le simple constat d’un coaching sans effet. Cahuzac reconnaît avoir mal évalué ce dont son groupe avait besoin au moment où le match lui échappait. Ses explications ne valent toutefois pas annonce d’un changement de dispositif contre Marseille. La question de l’organisation tactique du RC Lens après l’humiliation contre Côme demeure entière : comment retrouver de l’équilibre sans ajouter de nouveaux doutes à une équipe fragilisée ?
« Ni les joueurs, ni moi, on se reconnaît. C’est une défaillance globale dont je suis le premier responsable », a poursuivi le technicien.
« Ni les joueurs, ni moi, on se reconnaît. C’est une défaillance globale dont je suis le premier responsable », a poursuivi le technicien.
Dimanche, la réception de l’OM offrira un premier test concret à cette remise en question. Cahuzac y voit « une chance de jouer après une telle déroute » et réclame un retour à l’essentiel. Pour Lens, cela commence par un objectif modeste mais indispensable : retrouver de la cohésion et un vrai collectif.


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