Les victoires contre Lyon et le Paris FC avaient donné aux supporters lensois quelques raisons de croire au redressement. Le derby perdu face au LOSC avait déjà sérieusement refroidi cet espoir. La réception de Côme l’a balayé : mercredi, le RC Lens a encaissé un invraisemblable 1-9 à Bollaert en Ligue des champions. Un effondrement qui oblige à regarder au-delà des seules défaillances individuelles.
Les joueurs portent évidemment une responsabilité majeure. Face aux hommes de Cesc Fàbregas, Lens a perdu pied jusqu’à concéder six buts après la pause. Mais expliquer une telle soirée par un abandon collectif ne suffit pas : il faut aussi comprendre pourquoi cette équipe se retrouve aussi démunie lorsque l’adversaire lui impose d’autres déplacements, d’autres circuits de passes.
Le recrutement de Jean-Louis Leca mérite d’être interrogé. L’effectif offre-t-il suffisamment de garanties pour supporter les exigences européennes ? La question est légitime. Elle devient toutefois un raccourci lorsqu’elle dispense d’examiner l’utilisation des joueurs disponibles. Les difficultés ont traversé le passage de Dino Toppmöller et persistent sous Yannick Cahuzac : changer d’entraîneur n’a pas suffi à stabiliser l’ensemble.
Les joueurs portent évidemment une responsabilité majeure. Face aux hommes de Cesc Fàbregas, Lens a perdu pied jusqu’à concéder six buts après la pause. Mais expliquer une telle soirée par un abandon collectif ne suffit pas : il faut aussi comprendre pourquoi cette équipe se retrouve aussi démunie lorsque l’adversaire lui impose d’autres déplacements, d’autres circuits de passes.
Le recrutement de Jean-Louis Leca mérite d’être interrogé. L’effectif offre-t-il suffisamment de garanties pour supporter les exigences européennes ? La question est légitime. Elle devient toutefois un raccourci lorsqu’elle dispense d’examiner l’utilisation des joueurs disponibles. Les difficultés ont traversé le passage de Dino Toppmöller et persistent sous Yannick Cahuzac : changer d’entraîneur n’a pas suffi à stabiliser l’ensemble.
Un troisième milieu pour sortir Lens de l’isolement
Le problème tient notamment à l’adaptabilité. Le double pivot lensois paraît trop souvent chargé de tout : protéger la défense, résister au pressing et alimenter les joueurs offensifs. Lorsque l’adversaire ajoute un homme dans cette zone, les distances deviennent difficiles à couvrir. Un milieu sort, un espace se libère ; son partenaire compense, une autre solution apparaît.
Cette lecture ne relève pas seulement du procès d’après-match. Après Lille, Cahuzac avait lui-même reconnu les problèmes posés par le faux numéro neuf adverse et l’occupation de la largeur. Son constat après le non-match face au LOSC soulignait déjà une équipe en retard, incapable de conserver le ballon.
Dès lors, réclamer davantage d’intensité ne constitue qu’une partie de la réponse. Il faut aussi offrir des appuis plus proches au porteur et éviter que chaque perte expose immédiatement les défenseurs. Ajouter un troisième milieu axial pourrait aider Lens à mieux répartir ces tâches, fermer certaines lignes de passe et retrouver une progression moins heurtée.
Cela n’impose pas nécessairement d’abandonner la défense à trois. Un 3-5-2 offrirait une autre occupation du terrain ; une défense à quatre permettrait également de densifier l’axe. Et pour le coup, il est peut-être temps de lâcher cette défense à trois qui galère depuis le début de saison en raison des nombreuses absences. Oui, l'effectif n'a pas été bâti pour évoluer autrement. Mais à l'heure actuelle, Lens ne peut pas faire pire, même si la limite est le manque d'alternative dans l'entrejeu.
Aucun dessin ne garantit une guérison. En revanche, reconduire un double pivot isolé sans modifier les compensations reviendrait à laisser les mêmes difficultés se reproduire, et plomber mentalement les milieux.
Le mercato ne peut pas servir d’alibi tactique. Avant la réception de Marseille dimanche, Cahuzac doit surtout proposer un cadre dans lequel ses joueurs puissent se rapprocher, se couvrir et retrouver des solutions simples. Après neuf buts encaissés, la première urgence est de rendre l’équipe de nouveau fonctionnelle.
Dans l'idée, pourquoi ne pas tester un 4-3-3 avec : Risser - Aguilar, Baidoo, Todibo, Udol - Titraoui, Haidara, Bulatovic (Hazard ou Cuissance) - Thauvin, Kadile, Ivanovic.
Ou : Risser - Aguilar, Baidoo, Todibo, Udol - Titraoui, Haidara, Bulatovic (Hazard ou Cuissance) - Thauvin, Skoras (véritable ailier), Kadile en pointe pour prendre la profondeur.
Cette lecture ne relève pas seulement du procès d’après-match. Après Lille, Cahuzac avait lui-même reconnu les problèmes posés par le faux numéro neuf adverse et l’occupation de la largeur. Son constat après le non-match face au LOSC soulignait déjà une équipe en retard, incapable de conserver le ballon.
Dès lors, réclamer davantage d’intensité ne constitue qu’une partie de la réponse. Il faut aussi offrir des appuis plus proches au porteur et éviter que chaque perte expose immédiatement les défenseurs. Ajouter un troisième milieu axial pourrait aider Lens à mieux répartir ces tâches, fermer certaines lignes de passe et retrouver une progression moins heurtée.
Cela n’impose pas nécessairement d’abandonner la défense à trois. Un 3-5-2 offrirait une autre occupation du terrain ; une défense à quatre permettrait également de densifier l’axe. Et pour le coup, il est peut-être temps de lâcher cette défense à trois qui galère depuis le début de saison en raison des nombreuses absences. Oui, l'effectif n'a pas été bâti pour évoluer autrement. Mais à l'heure actuelle, Lens ne peut pas faire pire, même si la limite est le manque d'alternative dans l'entrejeu.
Aucun dessin ne garantit une guérison. En revanche, reconduire un double pivot isolé sans modifier les compensations reviendrait à laisser les mêmes difficultés se reproduire, et plomber mentalement les milieux.
Le mercato ne peut pas servir d’alibi tactique. Avant la réception de Marseille dimanche, Cahuzac doit surtout proposer un cadre dans lequel ses joueurs puissent se rapprocher, se couvrir et retrouver des solutions simples. Après neuf buts encaissés, la première urgence est de rendre l’équipe de nouveau fonctionnelle.
Dans l'idée, pourquoi ne pas tester un 4-3-3 avec : Risser - Aguilar, Baidoo, Todibo, Udol - Titraoui, Haidara, Bulatovic (Hazard ou Cuissance) - Thauvin, Kadile, Ivanovic.
Ou : Risser - Aguilar, Baidoo, Todibo, Udol - Titraoui, Haidara, Bulatovic (Hazard ou Cuissance) - Thauvin, Skoras (véritable ailier), Kadile en pointe pour prendre la profondeur.


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