Menu

FC Nantes : Mostafa Mohamed en grève à cause de son salaire ?


Rédigé le Mercredi 1 Juillet 2026 à 22:46 écrit par


Un buteur aux abonnés absents dès le premier jour

Mostafa Mohamed n’a même pas attendu le premier match de Ligue 2 pour faire parler de lui : l’attaquant égyptien a tout simplement séché la reprise du FC Nantes, sans la moindre explication officielle, alors que ses coéquipiers étaient de retour à la Jonelière pour lancer la saison de la relégation. D’après Ouest-France, le joueur n’a pas pointé le bout de son nez lundi, et reste injoignable. Un silence qui tombe pile au moment où le club active la baisse des salaires liée à la descente en Ligue 2, et qui ressemble furieusement à un bras de fer ouvert avec la direction.

Dans les faits, Mostafa Mohamed ne découvre pas la réalité d’un coup de stylo : depuis 2003, les contrats pros prévoient un cadre très clair en cas de relégation, avec une baisse automatique de 20% des salaires et la possibilité d’aller jusqu’à –50% pour les gros revenus au-delà de 52 137 euros brut mensuels, via un courrier envoyé avant le 30 juin. Or, l’Égyptien fait partie des joueurs les mieux payés du vestiaire, avec un salaire estimé à près de 1,3 M€ brut par an. Une baisse de moitié, ce n’est donc pas une surprise sortie du chapeau, mais une clause écrite, signée... et aujourd’hui contestée par le joueur lui même.

Clause signée, salaire coupé, départ en ligne de mire

Pour Nantes, relégué en Ligue 2, la priorité est claire : dégraisser une masse salariale bien trop conséquente pour la Ligue 2, avec des gros contrats comme celui de Mohamed au sommet de la pyramide. En activant les mécanismes prévus par la LFP, le club peut imposer cette baisse, et en cas de refus explicite du joueur, le libérer de son contrat au 30 juin sans indemnité. Une arme lourde, qui pousse Mostafa Mohamed à vouloir quitter au plus Nantes.

Côté joueur, l’option qui se dessine est tout aussi limpide : ne pas rejouer en Ligue 2, et rebondir dans un club de première division, en France ou ailleurs. Son absence, couplée à une saison déjà décevante (4 buts en 24 matchs), envoie surtout un message : la page Nantes est en train de se tourner, mais par la petite porte, avec un feuilleton qui pourrait bien accompagner tout l’été des Canaris.

Ewan L.L
Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur