Ivan Gazidis a choisi le terrain économique pour pointer un problème majeur qui bride le développement du football français. Interrogé par L’Équipe, le président de l’AS Saint-Étienne estime que le partage des droits télévisés français maintient les clubs les moins riches dans une logique de survie plutôt que dans une construction durable.
Cette déclaration traduit une critique de gouvernance : selon Ivan Gazidis, un club qui ne peut compter sur des recettes prévisibles est davantage exposé aux ventes précipitées, aux ajustements d’effectif de court terme et à une dépendance renforcée envers son actionnaire.
« Sur les droits TV, l’écart entre le club le mieux et le moins rémunéré est de 8 à 9 en France, contre 3 à 3,5 en Allemagne ou en Italie et 1,7 en Angleterre. Cette situation place les petits dans une urgence permanente. Quand vous êtes dans l’urgence, vous prenez de mauvaises décisions. (...) Ce n’est pas un bon modèle de gouvernance. Les ligues les plus prospères partagent davantage leurs revenus », a déclaré le président de l'ASSE.
Cette déclaration traduit une critique de gouvernance : selon Ivan Gazidis, un club qui ne peut compter sur des recettes prévisibles est davantage exposé aux ventes précipitées, aux ajustements d’effectif de court terme et à une dépendance renforcée envers son actionnaire.
Droits TV ridicules en Ligue 1
Mais avant de parler de redistribution équitable, il faudrait d'abord qu'il y ait quelque chose à redistribuer. Le paradoxe est net : Ivan Gazidis dénonce un écart de redistribution, mais l’enveloppe elle-même est ridicule. D’après les projections de la saison dernière, le PSG aurait perçu environ 5 millions d’euros de droits TV domestiques, contre 1,5 million pour le dernier de Ligue 1.
Oui, l'écart existe, mais il porte sur des sommes sans commune mesure avec les anciennes distributions. Pour les clubs français, l’enjeu ne se limite plus au partage : il concerne aussi la capacité de la Ligue à reconstituer durablement ses revenus audiovisuels en rendant le produit attractif.
Oui, l'écart existe, mais il porte sur des sommes sans commune mesure avec les anciennes distributions. Pour les clubs français, l’enjeu ne se limite plus au partage : il concerne aussi la capacité de la Ligue à reconstituer durablement ses revenus audiovisuels en rendant le produit attractif.


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