Menu

ASSE : Ian Cathro en mode langue de bois pour justifier deux décisions fortes

Victorieux de Laval en Ligue 2, les Verts ont retrouvé de la maîtrise, sans Zuriko Davitashvili ni Sohaib Naïr dans leur onze de départ


Rédigé le Dimanche 8 Novembre 2026 à 11:10 écrit par


Après la déroute à Guingamp, l'AS Saint-Étienne devait réagir, et avec la manière. Face à Laval, dernier du championnat, les Verts ont rempli leur mission lors de la 12e journée de Ligue 2. Une victoire maîtrisée, acquise grâce à Irvin Cardona en fin de première période, puis Jakob Breum au retour des vestiaires.

Ce succès s’est construit avec une équipe retouchée. Titulaires le week-end précédent en Bretagne, Zuriko Davitashvili et Sohaib Naïr ne figuraient pas dans le onze de départ. Le premier a finalement rejoint la rencontre à la 71e minute, à la place d’Augustine Boakye. Le second est resté sur le banc jusqu’au coup de sifflet final.

Deux changements qui posaient forcément la question des conséquences individuelles de la défaite à Guingamp. Interrogé en conférence de presse d’après-match, Ian Cathro a écarté l’idée d’une sanction, en rattachant ses décisions à l’organisation de son équipe plutôt qu’aux prestations de deux joueurs.

L’entraîneur stéphanois a ainsi expliqué : « Mon job est de prendre ces décisions et de faire ces choix. » Son raisonnement porte sur la complémentarité du onze et le positionnement de chacun : « Mon job est de mettre le bon équilibre dans mon équipe, avoir des joueurs qui jouent sur leur bon pied, et de prendre ces décisions. Ces choix ne s’expliquent pas seulement par un joueur. »

La recherche d’équilibre n’efface pourtant pas le contexte sportif de ces changements. Si Davitashvili et Naïr avaient été performants à Guingamp, leur maintien dans l’équipe aurait relevé d’une tout autre logique. Présenter leur mise sur le banc sous le seul angle tactique tient donc aussi de la langue de bois.

Face à Laval, l’ASSE a gagné sans eux au coup d’envoi. Pour les deux joueurs, l’enjeu sera maintenant de retrouver une place dans une formation qui a rapidement redressé la tête après la déroute en terre bretonne. 

Frédéric Le Lay
Journaliste sportif depuis 15 ans, je cultive depuis toujours une passion profonde pour le football... En savoir plus sur cet auteur