Le Havre n’a pas seulement besoin de quelqu'un qui connait la maison. Depuis la mise à pied de Didier Digard samedi dernier, le club normand cherche un entraîneur pour mener sa mission maintien en Ligue 1. Après Vikash Dhorasoo, un autre ancien de la maison s’est proposé : selon L’Équipe, Ibrahim Ba a déposé sa candidature auprès de la direction et se sent prêt à commencer sa carrière sur un banc.
Le lien avec le HAC est bien réel. L’ancien milieu international français y a lancé son parcours professionnel, disputant 140 matchs entre 1991 et 1996 avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux puis l'AC Milan. Il aimerait aujourd’hui y revenir avec une autre responsabilité, celle de diriger l’équipe. Pour cela, il dispose de la Licence pro UEFA, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu par l’instance européenne.
Mais le diplôme ouvre la porte, il ne règle pas la question de l’expérience. Et c’est précisément ce qui nous rend particulièrement sceptiques devant cette candidature.
Le lien avec le HAC est bien réel. L’ancien milieu international français y a lancé son parcours professionnel, disputant 140 matchs entre 1991 et 1996 avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux puis l'AC Milan. Il aimerait aujourd’hui y revenir avec une autre responsabilité, celle de diriger l’équipe. Pour cela, il dispose de la Licence pro UEFA, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu par l’instance européenne.
Mais le diplôme ouvre la porte, il ne règle pas la question de l’expérience. Et c’est précisément ce qui nous rend particulièrement sceptiques devant cette candidature.
Ibrahim Ba, pas le profil pour une mission maintien
Hormis une expérience dans le recrutement à l’AC Milan, Ibrahim Ba arrive sans pratique du métier d’entraîneur. Aucun passage à la tête d’une équipe professionnelle, mais pas davantage de parcours dans la formation, auprès des jeunes ou dans un rôle d’adjoint. Il ne s’agirait donc pas simplement de monter d’un échelon : « Ibou » découvrirait directement la fonction au plus haut niveau français.
Cette absence de vécu ne signifie évidemment pas qu’il serait incapable de réussir. Tout entraîneur doit un jour débuter. Le problème tient plutôt au point de départ : une équipe engagée dans la lutte pour sa survie sportive offre peu de marge pour apprendre à conduire un groupe, installer ses méthodes et ajuster ses choix sous la pression des résultats.
Dans un championnat aussi exigeant que la Ligue 1, une mission maintien demande à nos yeux un minimum de repères déjà éprouvés sur le terrain. Les dirigeants havrais doivent désormais trier les candidatures reçues et devraient désigner le successeur de Digard pendant la trêve internationale. Et sauf grosse surprise, cela ne devrait ni être Vikash Dhorasoo, ni Ibrahim Ba.
Cette absence de vécu ne signifie évidemment pas qu’il serait incapable de réussir. Tout entraîneur doit un jour débuter. Le problème tient plutôt au point de départ : une équipe engagée dans la lutte pour sa survie sportive offre peu de marge pour apprendre à conduire un groupe, installer ses méthodes et ajuster ses choix sous la pression des résultats.
Dans un championnat aussi exigeant que la Ligue 1, une mission maintien demande à nos yeux un minimum de repères déjà éprouvés sur le terrain. Les dirigeants havrais doivent désormais trier les candidatures reçues et devraient désigner le successeur de Digard pendant la trêve internationale. Et sauf grosse surprise, cela ne devrait ni être Vikash Dhorasoo, ni Ibrahim Ba.


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