À Saint-Étienne, personne n’a oublié l’objectif : retrouver la Ligue 1. Ivan Gazidis le sait. Mais dans un entretien accordé à L’Équipe, le président de l’ASSE refuse que la montée justifie n’importe quelle dépense. L’argent de Larry Tanenbaum doit donner du temps au club, pas lui faire perdre le sens de ses priorités.
Le propos ne minimise pas l’importance de la montée. Il fixe plutôt une limite : éviter qu’une saison de Ligue 2 pousse l’ASSE à vendre sous la contrainte ou à dépenser sans perspective durable.
« Nous avons déjà beaucoup investi. Nous avons la chance d'avoir Larry. Cela nous permet de ne pas prendre dans l'urgence des décisions que nous savons mauvaises à long terme : ne pas être obligés de vendre un joueur, pouvoir en recruter un si nous pensons qu'il est spécial, investir dans les terrains, la salle de gym, le staff ou la nutrition. Nous ne voulons pas tout sacrifier pour être promus cette année. Puis oublier ce qui se passera ensuite. »
Le propos ne minimise pas l’importance de la montée. Il fixe plutôt une limite : éviter qu’une saison de Ligue 2 pousse l’ASSE à vendre sous la contrainte ou à dépenser sans perspective durable.
La montée en Ligue 1, mais pas à n’importe quel prix
Ivan Gazidis rejette ainsi l’étiquette de club aux moyens illimités. Dans L’Équipe, il répond directement à ceux qui comparent les Verts au PSG :
Cette autonomie reste à construire. Pour expliquer ce que Larry Tanenbaum et Kilmer disent vouloir laisser derrière eux, le président stéphanois emprunte une image à son passage à Arsenal :
« J'ai vu que nous étions décrits comme le PSG de la L2. Ce n'est pas vrai. Ce club avait besoin d'investissements justes. Nous n'y injectons pas simplement de l'argent. Nous voulons construire un club financièrement pérenne, capable de tenir sur ses propres pieds, de produire sa propre réussite et d'être fort par lui-même. »
Cette autonomie reste à construire. Pour expliquer ce que Larry Tanenbaum et Kilmer disent vouloir laisser derrière eux, le président stéphanois emprunte une image à son passage à Arsenal :
« Larry ne se voit pas comme propriétaire de l'ASSE mais comme gardien. Nous ne serons pas là pour toujours. Le club et les supporters, eux, le seront. Arsène Wenger me disait toujours à Arsenal que son objectif était de laisser le club mieux qu'il ne l'avait trouvé à son arrivée. C'est aussi le nôtre. »
Le temps des choix assumés à Saint-Etienne
La patience demandée aux supporters a toutefois une contrepartie. Ivan Gazidis considère que, deux ans après l’arrivée de Kilmer, la direction ne peut plus présenter l’effectif et l’encadrement comme un simple héritage :
Ian Cathro, nommé entraîneur en juin, fait partie de ces choix. Le discours sur la durée prend donc une autre portée : Kilmer défend sa méthode, mais en assume désormais les résultats sur le terrain.
Ivan Gazidis sait aussi que les performances ne suffiront pas, à elles seules, à entretenir le lien entre le club et son public. Toujours dans L’Équipe, il insiste sur ce que l’ASSE doit continuer à représenter :
Les Verts recevront Rodez le 10 octobre à Geoffroy-Guichard. Un prochain important pour réenclencher une dynamique positive perdue après une défaite à Dunkerque et un nul face à Metz.
« Nous avançons étape par étape. Cela prend du temps. C'est la première saison où nous pouvons dire que le club et l'équipe sont vraiment les nôtres : les joueurs, le staff, ce sont nos choix. »
Ian Cathro, nommé entraîneur en juin, fait partie de ces choix. Le discours sur la durée prend donc une autre portée : Kilmer défend sa méthode, mais en assume désormais les résultats sur le terrain.
Ivan Gazidis sait aussi que les performances ne suffiront pas, à elles seules, à entretenir le lien entre le club et son public. Toujours dans L’Équipe, il insiste sur ce que l’ASSE doit continuer à représenter :
« Notre travail est de générer la fierté. Ce club représente une ville, une région. Avec des gens chaleureux qui travaillent dur, peut-être pas les plus riches de France, mais convaincus des vertus de l'engagement et du courage. Notre souhait est d'être à la hauteur de ces valeurs, de nous comporter d'une manière qui ne heurte pas ce en quoi croient nos supporters. »
Les Verts recevront Rodez le 10 octobre à Geoffroy-Guichard. Un prochain important pour réenclencher une dynamique positive perdue après une défaite à Dunkerque et un nul face à Metz.


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