Revenir au score devrait permettre de reprendre son souffle. Pour le Stade Rennais, dimanche à Jean-Bouin, chaque égalisation n’a offert qu’un répit. Malgré trois penalties transformés par Estéban Lepaul qui est sorti sur blessure en fin de match, les Bretons ont fini par céder face au Paris FC (4-3), punis dans le temps additionnel. Une rencontre spectaculaire pour les spectateurs, beaucoup moins réjouissante pour Franck Haise.
L’entraîneur rennais n’a pas cherché à adoucir les angles devant la presse : « Quand on prend quatre buts à l’extérieur, ce n’est pas facile de prendre des points, même si la balle du 4-3 est tout d’abord pour nous. Et c’est difficile de prendre le quatrième de cette manière. »
Le reproche dépasse toutefois la dernière faute ou le dernier duel perdu. Haise réclame une implication collective que son équipe n’a pas su maintenir : « Il faut être plus régulier pour avoir des ambitions, avoir les onze joueurs au diapason... Quand il n’y en a que 7, 8 ou 9, ce n’est pas suffisant pour nous. »
Le reproche dépasse toutefois la dernière faute ou le dernier duel perdu. Haise réclame une implication collective que son équipe n’a pas su maintenir : « Il faut être plus régulier pour avoir des ambitions, avoir les onze joueurs au diapason... Quand il n’y en a que 7, 8 ou 9, ce n’est pas suffisant pour nous. »
Trois changements à la pause, des situations à distinguer
Franck Haise avait déjà exprimé son mécontentement par ses décisions. Mené 2-1 à la mi-temps, il a remplacé Przemysław Frankowski, Adrien Thomasson et Ludovic Blas par Mahamadou Nagida, Valentin Rongier et Mousa Al-Tamari. Changer trois titulaires aussi tôt constitue un signal fort, sans permettre pour autant d’attribuer à chacun la même responsabilité.
Le cas Thomasson appelle notamment une nuance. Averti en première période, le milieu était exposé au risque d’une expulsion. Son remplacement répondait donc aussi à une nécessité de prudence, même si sa première mi-temps a, à coup sur, agacé Franck Haise.
Le cas Thomasson appelle notamment une nuance. Averti en première période, le milieu était exposé au risque d’une expulsion. Son remplacement répondait donc aussi à une nécessité de prudence, même si sa première mi-temps a, à coup sur, agacé Franck Haise.
Haise doit aussi répondre des déséquilibres rennais
Le coaching a apporté des réponses : Al-Tamari a notamment obtenu le penalty de la deuxième égalisation. Mais Rennes a encore encaissé deux buts après la pause. Et c’est Rongier, entré à la mi-temps, qui a concédé le penalty décisif pour un tirage de maillot sur Lassine Sinayoko. La fragilité rennaise ne s’est pas arrêtée avec la sortie des trois titulaires.
C’est là que la responsabilité de l’entraîneur entre aussi en jeu. Les erreurs appartiennent aux joueurs ; construire une organisation capable de mieux les protéger relève également du banc. Le remplacement de trois titulaires ne règle pas la question du cadre collectif.
C’est là que la responsabilité de l’entraîneur entre aussi en jeu. Les erreurs appartiennent aux joueurs ; construire une organisation capable de mieux les protéger relève également du banc. Le remplacement de trois titulaires ne règle pas la question du cadre collectif.
Haise est fondé à réclamer davantage de constance. Il doit aussi trouver comment l’obtenir sans attendre la mi-temps pour corriger une équipe mal engagée. À Paris, Rennes a su réagir à trois reprises, mais jamais conserver durablement le bénéfice de ses efforts. Un manque de régularité, des sautes de concentration, un fond de jeu qui s'effrite, à Franck Haise de trouver les ressorts. Des joueurs écartés à l'image d'un Quentin Merlin qui a été envoyé en équipe réserve ? Pas impossible, même si à terme cela risque de créer des tensions au sein du vestiaire rennais, à l'image de ce qu'il s'est passé à Nice.


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