Trois égalisations, un triplé et l’espoir de repartir de Paris avec bien davantage qu’un sentiment de gâchis. Les supporters rennais ont eu quelques raisons de vibrer, dimanche à Jean-Bouin. Mais cette capacité à revenir ne doit pas faire oublier pourquoi leur équipe a passé son après-midi à courir après le score. Battu par le Paris FC au bout du temps additionnel (4-3), le Stade Rennais a surtout exposé des défauts que ses sursauts offensifs ne suffisent plus à dissimuler.
Le dénouement a été cruel. Il n’a pourtant rien d’une injustice flagrante. Malgré les trois penalties transformés par Estéban Lepaul, Rennes a encore payé ses erreurs individuelles et son manque de maîtrise. Le tirage de maillot de Valentin Rongier sur Lassine Sinayoko, sanctionné par le penalty décisif à la 97e minute, a achevé une rencontre durant laquelle les Bretons se sont trop souvent compliqués la tâche.
Le dénouement a été cruel. Il n’a pourtant rien d’une injustice flagrante. Malgré les trois penalties transformés par Estéban Lepaul, Rennes a encore payé ses erreurs individuelles et son manque de maîtrise. Le tirage de maillot de Valentin Rongier sur Lassine Sinayoko, sanctionné par le penalty décisif à la 97e minute, a achevé une rencontre durant laquelle les Bretons se sont trop souvent compliqués la tâche.
Thomasson, Frankowski et Blas sortis dès la pause
Franck Haise n’a d’ailleurs pas attendu le verdict final pour intervenir. À la mi-temps, alors que son équipe était menée 2-1, l’entraîneur rennais a remplacé Adrien Thomasson, Przemyslaw Frankowski et Ludovic Blas. Valentin Rongier, Mahamadou Nagida et Mousa Al-Tamari ont été lancés pour corriger une première période nettement insuffisante.
Le cas Thomasson résume les difficultés de ces quarante-cinq premières minutes. Déjà averti et proche de l’expulsion, le milieu a bénéficié de la clémence arbitrale. Le sortir relevait autant de la précaution disciplinaire que de la nécessité de modifier une équipe mal engagée. Frankowski était lui aussi averti, tandis que Blas avait été impliqué dans l’action du premier but parisien.
Ces changements ont contribué au redressement rennais. Il serait donc excessif de prétendre que Haise n’a eu aucune prise sur la rencontre. Mais devoir retoucher trois postes dès la pause pose aussi une question sur ses choix de départ. Une réaction réussie ne dispense pas d’examiner ce qui l’a rendue indispensable.
Le cas Thomasson résume les difficultés de ces quarante-cinq premières minutes. Déjà averti et proche de l’expulsion, le milieu a bénéficié de la clémence arbitrale. Le sortir relevait autant de la précaution disciplinaire que de la nécessité de modifier une équipe mal engagée. Frankowski était lui aussi averti, tandis que Blas avait été impliqué dans l’action du premier but parisien.
Ces changements ont contribué au redressement rennais. Il serait donc excessif de prétendre que Haise n’a eu aucune prise sur la rencontre. Mais devoir retoucher trois postes dès la pause pose aussi une question sur ses choix de départ. Une réaction réussie ne dispense pas d’examiner ce qui l’a rendue indispensable.
Daniel Riolo attaque la maîtrise de Franck Haise
Dans l’After Foot sur RMC, Daniel Riolo a livré un jugement autrement plus radical : « Rennes ne méritait rien de mieux qu’une défaite aujourd’hui. Franck Haise ne maîtrise rien du tout dans cette équipe. Je pense que le Haise de Lens a disparu. Cet entraîneur s’est perdu. » L’éditorialiste a ainsi directement mis en cause le contrôle du technicien sur son collectif.
La charge est sévère. Affirmer qu’un entraîneur s’est perdu dépasse largement le constat d’un mauvais match. En revanche, la question de la maîtrise mérite d’être posée. Rennes a montré du caractère pour revenir trois fois au score, mais le caractère ne remplace ni la rigueur défensive ni la continuité dans les efforts. Et une équipe capable d’arracher des égalisations reste vulnérable lorsqu’elle offre autant d’occasions à son adversaire de reprendre l’avantage.
La charge est sévère. Affirmer qu’un entraîneur s’est perdu dépasse largement le constat d’un mauvais match. En revanche, la question de la maîtrise mérite d’être posée. Rennes a montré du caractère pour revenir trois fois au score, mais le caractère ne remplace ni la rigueur défensive ni la continuité dans les efforts. Et une équipe capable d’arracher des égalisations reste vulnérable lorsqu’elle offre autant d’occasions à son adversaire de reprendre l’avantage.
Le problème ne se limite pas à ce déplacement. Quelques jours auparavant, la victoire contre l’OFI Crète en Ligue Europa avait déjà suscité les critiques de Riolo sur la qualité du jeu rennais. Le résultat avait alors permis de relativiser les insuffisances. À Paris, il ne les protège plus.
Haise doit désormais obtenir autre chose que des réactions après une première période manquée ou un but encaissé. Jeudi, sur la pelouse de la Juventus, Rennes disputera un nouveau rendez-vous européen. Une occasion de montrer qu’il sait aussi entrer dans un match sans attendre d’avoir à le réparer, et qu'il sait surtout être consistant sur 90 minutes.
Haise doit désormais obtenir autre chose que des réactions après une première période manquée ou un but encaissé. Jeudi, sur la pelouse de la Juventus, Rennes disputera un nouveau rendez-vous européen. Une occasion de montrer qu’il sait aussi entrer dans un match sans attendre d’avoir à le réparer, et qu'il sait surtout être consistant sur 90 minutes.


L'accueil


