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FC Nantes : révélations totalement délirantes autour du rachat du FCN par Phénix Sports Invest


Rédigé le Mercredi 7 Octobre 2026 à 18:39 écrit par


Une signature peut rapprocher un club d’un nouveau propriétaire sans lui garantir un nouvel avenir. À Nantes, le protocole de vente conclu entre Waldemar Kita et Phénix Sports Invest ouvre la voie à une reprise, mais laisse entière une question essentielle : avec quels moyens faire vivre le FCN après l’acquisition ? Selon l’enquête de Julien Pereira publiée sur Eurosport le 6 octobre, l’examen du projet par la DNCG pourrait constituer l’obstacle majeur pour les investisseurs réunis autour de Paulo Tavares.

Financer le FC Nantes au-delà du rachat

Le problème ne se limite pas à réunir l’argent nécessaire pour acheter le club. Il faut également pouvoir absorber ses pertes, assurer ses dépenses courantes et supporter les engagements financiers liés à l’opération. Un responsable interrogé par Eurosport affirme que Waldemar Kita a parfois dû couvrir des déficits atteignant plus de 30 millions d’euros par an. Ajouter des remboursements à cette situation pourrait accentuer la pression sur les finances nantaises.

C’est sur cette capacité à tenir dans la durée que le dossier pourrait se jouer. D’après Eurosport, la DNCG serait susceptible de réclamer des garanties de fonds disponibles comprises entre 120 et 140 millions d’euros pour couvrir les trois prochaines saisons au niveau de dépenses actuel, afin d'éviter de se retrouver en face d'un feuilleton à la Gérard Lopez ou à la John Textor. Il s’agit d’une estimation rapportée par le média, pas d’une exigence officiellement annoncée par l’instance.

L’origine des capitaux, le coût des emprunts et le passif du FC Nantes figureraient ainsi parmi les points déterminants. La distinction est capitale : financer le rachat ne signifie pas financer le club.

Des rendements qui suscitent des réserves

Le document destiné aux investisseurs, consulté par Eurosport, prévoit un ticket d’entrée de 250 000 euros et une rémunération annuelle de 9%. Son scénario le plus ambitieux envisage aussi une valorisation du FC Nantes à 350 millions d’euros après trois ans. Cette projection ne correspond ni au prix de vente annoncé ni à une valeur acquise : elle repose sur une hypothèse présentée aux futurs investisseurs qui semble totalement délirante.

Plusieurs experts et dirigeants sollicités par Eurosport mettent en doute ces perspectives. Leur inquiétude porte notamment sur les ressources qui pourraient être consacrées à rémunérer les investisseurs plutôt qu’au fonctionnement du FCN. Une promesse attractive sur le papier pourrait devenir une contrainte lourde pour un club déjà déficitaire. 

L’entourage de Paulo Tavares défend une autre appréciation du montage. Il assure que l’essentiel des financements proviendrait de banques institutionnelles françaises, luxembourgeoises et portugaises, avec des taux à un seul chiffre. L’opération comprendrait également un crédit-vendeur accordé par Kita, présenté par les acquéreurs comme un étalement du paiement. Le prix définitif et les modalités financières restent pour l'heure confidentiels.

Enfin bref, rien de bien rassurant ...

Justin Favre
Journaliste sportif français passionné de football avec une prédominance pour la Ligue 1 et la... En savoir plus sur cet auteur