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FC Nantes : énorme défiance autour du projet de rachat porté par Paulo Tavares et Phenix Sports Invest


Rédigé le Mercredi 7 Octobre 2026 à 08:33 écrit par


À Nantes, la perspective d’un changement de propriétaire ne suffit pas à rassurer les supporters qui souhaitent le départ des Kita, ni ceux qui travaillent au club. Une semaine après l’accord signé entre Waldemar Kita et les investisseurs réunis autour de Phenix Sports Invest, le projet de reprise suscite une opposition unanime des représentants du personnel. Réuni mardi 6 octobre, le Comité social et économique du FCN a rendu un avis défavorable, rapporte L’Équipe.

Cette prise de position intervient alors que la cession, estimée autour de 100 millions d’euros, n’est pas encore finalisée. Le projet porté par l’ancien agent Paulo Tavares peut poursuivre son parcours, mais il avance désormais avec une défiance clairement exprimée en interne.

Les emplois au cœur des inquiétudes

Les élus du personnel ont examiné le projet lors d’une réunion extraordinaire à la Jonelière. Leur opposition porte notamment sur la fiabilité des repreneurs et sur la viabilité du dossier présenté. Les garanties apportées n’ont manifestement pas suffi à lever leurs réserves.

Selon L’Équipe, les représentants des salariés redoutent surtout les conséquences du changement de direction sur les emplois et sur l’avenir du FC Nantes. Ces inquiétudes ne permettent pas d’affirmer que des suppressions de postes sont prévues : elles traduisent, à ce stade, les craintes du CSE face aux perspectives exposées.

La question dépasse donc le seul montant de la transaction. Pour les représentants du personnel, la reprise doit aussi offrir une visibilité sur la continuité de l’activité et la pérennité du club. Dans le message adressé aux salariés après la réunion, ils ont exprimé leurs préoccupations concernant ces deux aspects.

La DNCG doit encore examiner la reprise

Ce rejet ne signifie donc pas que la vente est annulée. L’avis du CSE reste consultatif : même unanime, il ne constitue pas, à lui seul, un veto à la cession. L’accord conclu avec Waldemar Kita peut ainsi continuer à produire ses effets dans le processus de reprise.

Le dossier doit encore être évalué par la Direction nationale du contrôle de gestion. Ce passage devant le gendarme financier du football français représente une étape majeure avant un éventuel changement de propriétaire. Phenix Sports Invest dispose d’un accord avec le vendeur, mais pas encore du feu vert permettant de considérer l’opération comme aboutie.

L’examen financier et les inquiétudes sociales constituent désormais les deux versants du dossier nantais : obtenir une validation de la reprise ne dissipera pas automatiquement les doutes exprimés par les représentants des salariés.

Justin Favre
Journaliste sportif français passionné de football avec une prédominance pour la Ligue 1 et la... En savoir plus sur cet auteur