Il y a les matches que l’on regarde depuis le banc, et les journées que l’on passe loin du groupe, sans même partager son vestiaire. Pour Neal Maupay, la saison dernière à Marseille a aussi été celle d’un quotidien solitaire. Interrogé par RMC Sport, l’attaquant de 30 ans est revenu sur sa mise à l’écart et sur la souffrance ressentie avant son départ en prêt au FC Séville.
Son témoignage donne une dimension concrète à cette période, et sur la mentalité de Roberto De Zerbi. Il ne décrit pas seulement un joueur privé de compétition, mais un professionnel tenu à distance de la vie collective pendant une grande partie de la saison.
« Quand vous venez à l’entraînement et que vos affaires sont posées dans un Algeco au fond du centre d’entraînement, que vous êtes tout seul à faire des tours de terrain et que vous n’avez pas accès à votre vestiaire, forcément vous en souffrez. Ce serait mentir que de dire le contraire. Mais je ne veux pas rester là-dessus, il faut que j’avance », confie-t-il.
« Quand vous venez à l’entraînement et que vos affaires sont posées dans un Algeco au fond du centre d’entraînement, que vous êtes tout seul à faire des tours de terrain et que vous n’avez pas accès à votre vestiaire, forcément vous en souffrez. Ce serait mentir que de dire le contraire. Mais je ne veux pas rester là-dessus, il faut que j’avance », confie-t-il.
Maupay répond au « fils du coach »
Ce récit contraste avec les mots employés auparavant par Roberto De Zerbi. L’ancien entraîneur de l’OM avait présenté Maupay comme son « fils du coach », une formule évoquant une proximité particulière entre les deux hommes. La suite de leur relation, marquée par l’exclusion de l’attaquant du groupe, a donné à cette déclaration une tout autre résonance.
Invité à réagir, Maupay répond avec une ironie mordante : « En tout cas, moi, je ne traite pas mes enfants comme ça. Après, chacun a sa manière, ses méthodes d’éducation. » La réplique vise précisément le décalage entre cette marque d’affection affichée et le traitement qu’il raconte avoir vécu.
Invité à réagir, Maupay répond avec une ironie mordante : « En tout cas, moi, je ne traite pas mes enfants comme ça. Après, chacun a sa manière, ses méthodes d’éducation. » La réplique vise précisément le décalage entre cette marque d’affection affichée et le traitement qu’il raconte avoir vécu.
L’attaquant ne cherche pas pour autant à transformer cet entretien en règlement de comptes. S’il reconnaît la difficulté de cette période, il affirme ne pas conserver de rancœur envers son ancien entraîneur. En tout cas, les révélations de Maupay ne sont en rien une surprise. Du côté de Tottenham où De Zerbi est actuellement en poste, l'italien est loin de faire l'unanimité au sein du vestiaire.


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