Le silence du vestiaire brestois après le 4-0 de Jean-Bouin disait déjà beaucoup. Mais c’est dans la petite salle de presse, loin du brouhaha parisien, qu’Éric Roy a vraiment fait trembler les murs du Stade Brestois. Pas en haussant la voix, en choisissant les mots. Des mots qui sonnent comme un avertissement, voire comme le début d’un bras de fer autour du projet sportif.
Car derrière cette claque reçue face au Paris FC, ce n’est pas seulement une mauvaise soirée que pointe le coach brestois, mais un avenir qui lui paraît brouillé. Il l’a dit sans filtre : il se projette, mais ce qu’il voit l’inquiète pour la suite, bien au-delà de cette fin de saison en roue libre en Ligue 1. Brest n’est que 12e, et si le maintien est acquis, le sentiment d’une équipe « en vacances » commence sérieusement à l’agacer.
Car derrière cette claque reçue face au Paris FC, ce n’est pas seulement une mauvaise soirée que pointe le coach brestois, mais un avenir qui lui paraît brouillé. Il l’a dit sans filtre : il se projette, mais ce qu’il voit l’inquiète pour la suite, bien au-delà de cette fin de saison en roue libre en Ligue 1. Brest n’est que 12e, et si le maintien est acquis, le sentiment d’une équipe « en vacances » commence sérieusement à l’agacer.
« Si le projet, c’est de vendre nos meilleurs joueurs… »
En conférence de presse d’après match, Roy a lâché un message fort : « Je regarde juste mon équipe et je me projette sur la suite. Ce que je vois, c’est inquiétant aujourd’hui, mais c’est inquiétant pour le futur. Parce que si le projet sportif, c’est encore de vendre nos meilleurs joueurs la saison prochaine, et de bricoler encore et encore, c’est évident que ça va devenir compliqué. Vous voulez vraiment que je vous dise que je vais partir ? Moi, j’ai le choix, et aujourd’hui je n’en sais rien. Mais peut-être aussi que ce n’est pas moi qui déciderai. Mon président peut très bien me dire : “Bon maintenant ça va, on va changer de projet, on va faire autre chose.” Dans le foot, tout est possible. Encore deux ou trois défaites comme ça, et c’est bien possible. » a ainsi prévenu l’entraîneur brestois en zone mixte.
Des propos qui résonnent d’autant plus fort que Roy a prolongé jusqu’en juin 2027 en mai 2025, preuve que le club voyait en lui un homme de projet, pas seulement un entraîneur de passage. Or, à trois matchs de la fin, avec le Paris Saint-Germain, Strasbourg, et Angers au programme, l’avenir du technicien n’a jamais semblé aussi flou. Entre une direction tentée de capitaliser une nouvelle fois sur ses meilleurs éléments et un entraîneur qui réclame enfin de la stabilité pour franchir un cap, Brest pourrait bien jouer bien plus que trois simples derniers matchs de championnat : c’est tout le projet Roy qui est en train de se rejouer.
Des propos qui résonnent d’autant plus fort que Roy a prolongé jusqu’en juin 2027 en mai 2025, preuve que le club voyait en lui un homme de projet, pas seulement un entraîneur de passage. Or, à trois matchs de la fin, avec le Paris Saint-Germain, Strasbourg, et Angers au programme, l’avenir du technicien n’a jamais semblé aussi flou. Entre une direction tentée de capitaliser une nouvelle fois sur ses meilleurs éléments et un entraîneur qui réclame enfin de la stabilité pour franchir un cap, Brest pourrait bien jouer bien plus que trois simples derniers matchs de championnat : c’est tout le projet Roy qui est en train de se rejouer.


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