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Rivère contre-attaque : le président de l'OGC Nice refuse l’étiquette de « larbin du PSG »

Accusé de rouler pour le PSG et Nasser Al-Khelaïfi dans la crise des droits TV, Jean-Pierre Rivère se défend dans l’After Foot et revendique l’indépendance de l’OGC Nice.


Rédigé le Mercredi 25 Février 2026 à 17:10 écrit par


Mis en cause pour sa proximité supposée avec le PSG et son président, Jean-Pierre Rivère a choisi la contre-attaque en direct, transformant l’After Foot en tribunal du football français.

Invité de l’After Foot sur RMC, Jean-Pierre Rivère est venu démonter, point par point, l’idée qu’il serait le « larbin du Paris Saint-Germain » et de Nasser Al-Khelaïfi, dans un contexte explosif autour des droits TV de la Ligue 1 et de la gouvernance de la LFP. Le président de l’OGC Nice, ciblé pour ses votes et son soutien affiché à Vincent Labrune, a assumé sa ligne tout en refusant l’étiquette de dirigeant inféodé à la capitale.

« Vous dites que l’OGC Nice est le larbin du Paris Saint-Germain. En quinze ans de présidence, on a eu un transfert du Paris Saint-Germain vers Nice. Si ce n’est pas ça, c’est quoi l’histoire ? » a-t-il lancé, chiffres à l’appui, pour contester l’idée d’une quelconque dépendance structurelle entre le Gym et le PSG. Rivère a insisté sur la nature « normale » de ses relations avec Nasser Al-Khelaïfi, comparables selon lui à celles qu’il entretient avec d’autres présidents, entre accords, désaccords et discussions régulières.

Sur le fond du dossier, le Niçois a surtout tenu à replacer le vote autour d’un pré-contrat de droits TV dans un cadre collectif : « On nous a expliqué le montage financier, il y avait un petit risque mais on était prêts à le prendre. Il y a eu 17 votes pour sur 18, et c’était logique puisque beIN était intéressé », a rappelé Rivère, citant la chaîne qatarie au cœur du bras de fer avec la LFP et le projet Ligue 1+. De quoi renvoyer ses détracteurs à leurs propres contradictions, alors que plusieurs présidents dénoncent aujourd’hui un système qu’ils ont, pour beaucoup, eux-mêmes validé.

Reste une question, celle que l’After et les réseaux sociaux se posent encore : Rivère a-t-il réussi à convaincre qu’il est un « grand garçon » indépendant, ou a-t-il simplement rendu la ligne de fracture du foot français un peu plus visible aux yeux de tous ?

Lilian Lefort
Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai grandi... En savoir plus sur cet auteur