Lens vit une saison historique. Dauphin du PSG avec 70 points, à quelques heures d'une finale de Coupe de France historique face à Nice au Stade de France, le club artésien est à deux doigts d'accrocher son premier trophée majeur depuis 1999. L'ambiance est à l'euphorie dans l'Artois, des dizaines de milliers de supporters s'apprêtent à déferler à Saint-Denis, un tee-shirt collector a été tiré à 20 000 exemplaires pour créer un virage sang et or géant. Mais Pierre Sage refuse de céder à l'emballement.
Une exigence qui marque le nouveau standing lensois
Interrogé par L'Équipe sur l'éventualité de boucler une « saison de rêve » en cas de sacre vendredi, le technicien lensois a calmé le jeu avec une lucidité tranchante. « Non, la saison de rêve, ç'aurait été de faire le doublé avec la Ligue 1. Si on gagne, ce sera une saison extraordinaire et historique, mais pas de rêve », a tempéré l'entraîneur de 47 ans, sous contrat jusqu'en 2028. Cette exigence n'est pas anodine : elle traduit le basculement du RCL dans une autre dimension, celle d'un club qui vise désormais les sommets du football français.
Arrivé en juin 2025 après une saison compliquée terminée à la 8e place, Sage a métamorphosé le Racing. Vingt-deux victoires, 66 buts marqués, une régularité impressionnante qui a longtemps fait douter le PSG dans la course au titre. Mais les Parisiens ont fini par arracher le sacre chez les Lensois (0-2), le 14 mai. Une défaite qui a scellé le sixième statut de vice-champion de l'histoire des Sang et Or, après 1956, 1957, 1977, 2002 et 2023.
Arrivé en juin 2025 après une saison compliquée terminée à la 8e place, Sage a métamorphosé le Racing. Vingt-deux victoires, 66 buts marqués, une régularité impressionnante qui a longtemps fait douter le PSG dans la course au titre. Mais les Parisiens ont fini par arracher le sacre chez les Lensois (0-2), le 14 mai. Une défaite qui a scellé le sixième statut de vice-champion de l'histoire des Sang et Or, après 1956, 1957, 1977, 2002 et 2023.
Un club qui ne veut plus des places d'honneur
Deux fois dauphins du PSG en quatre ans, Lens refuse désormais de jouer les faire-valoir. « L'impatience de jouer la finale, c'est la seule émotion », avait déjà lâché Pierre Sage après la demi-finale remportée contre Toulouse (4-1), fidèle à son habitude d'évacuer toute euphorie prématurée. « Je suis déjà tourné vers la finale, parce que se qualifier sans gagner la Coupe, ce n'est pas amener la récompense que les gens méritent », avait-il ajouté à chaud, alors que Bollaert vivait une soirée d'émotion intense.
Face à un Nice qui lutte pour son maintien en Ligue 1 (16e, barragiste à 32 points), Lens part largement favori. Mais le statut ne suffit pas : trois fois finalistes de la Coupe de France (1948, 1975, 1998), les Sang et Or n'ont jamais soulevé le trophée. Vendredi soir, tout un territoire retiendra son souffle. Un sacre propulserait définitivement cette campagne dans la légende lensoise. Mais pour Sage, le rêve, lui, devra attendre.
Face à un Nice qui lutte pour son maintien en Ligue 1 (16e, barragiste à 32 points), Lens part largement favori. Mais le statut ne suffit pas : trois fois finalistes de la Coupe de France (1948, 1975, 1998), les Sang et Or n'ont jamais soulevé le trophée. Vendredi soir, tout un territoire retiendra son souffle. Un sacre propulserait définitivement cette campagne dans la légende lensoise. Mais pour Sage, le rêve, lui, devra attendre.


L'accueil
