Fabian Ruiz n’a pas besoin de faire le spectacle sur un terrain de foot pour peser sur un match. Khvicha Kvaratskhelia vient de le rappeler avec une formule qui dit beaucoup de la place du milieu espagnol dans le collectif parisien : indispensable, même quand il échappe aux projecteurs.
Interrogé par The Athletic sur son coéquipier, l’ailier géorgien n’a pas fait dans la nuance. « Fabian est tellement sous-coté. Sa façon de comprendre le football est folle », a-t-il lancé. Avant de dégainer une comparaison particulièrement flatteuse avec Sergio Busquets : « Je ne sais plus qui avait dit ça à propos de Busquets : quand tu regardes un match de football, tu ne vois pas Busquets, mais quand tu regardes Busquets, tu vois le football. » Pas mal pour un joueur que certains continuent de réduire à sa patte gauche.
La saison 2025-2026 de l’Espagnol donne forcément le vertige. Ligue 1, Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain, Coupe du monde avec l’Espagne : Fabian Ruiz a empilé les trophées majeurs. Son seul vrai adversaire aura été son propre corps, entre une blessure à la cuisse à l’automne puis un souci au genou qui l’a écarté plusieurs semaines. Un calendrier presque absurde, tant son influence aurait pu l’installer encore davantage dans la course au Ballon d’Or.
Fabian Ruiz, le métronome parisien qui n'attire pas la lumière
Kvaratskhelia met surtout le doigt sur l’essentiel : Fabian Ruiz n'est pas un joueur spectaculaire qui attire les projecteurs, mais il est capable pourtant de donner le tempo d'un match sans qu'on s'en rende compte. Placement, disponibilité, qualité de passe, capacité à calmer ou accélérer : le milieu de 30 ans rend le jeu parisien plus propre, donc plus dangereux.
Au PSG, les stars attirent la lumière et les attaquants captent les images. Fabian Ruiz, lui, fait tourner la machine. Et quand un partenaire aussi créatif que Kvaratskhelia le compare à Busquets, ce n’est pas une flatterie de vestiaire : c’est une reconnaissance de terrain.


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