Éric Roy sera honoré dimanche au stade Francis-Le Blé, avant Brest-PSG, en clôture de la 4e journée de Ligue 1. Trois mois après la disparition de l’ancien entraîneur brestois, emporté par un cancer le 17 juin à 58 ans, le rendez-vous promet d’être lourd en émotion. Et il ravive déjà une colère très nette : celle de Jérôme Alonzo contre la LFP.
Proche de Roy, l’ancien gardien regrette qu’aucune minute de silence officielle n’ait été imposée lors de la première journée. Dans Le Télégramme, il ne masque ni sa tristesse ni son incompréhension : « Je suis hyper déçu et hyper triste que la Ligue n’ait pas imposé une minute de silence. »
La critique vise moins l’hommage brestois, évidemment légitime, que le retard et l’absence de geste collectif. Éric Roy était encore sur un banc de Ligue 1 au printemps. Quelques semaines plus tard, le championnat reprenait sans reconnaissance nationale coordonnée. Un détail administratif, peut-être, mais dans un football qui sait dégainer les grands mots à la moindre occasion, l’absence a laissé une trace.
Un manque de reconnaissance envers Eric Roy
Jérôme Alonzo pousse le raisonnement plus loin : « Je ne sais pas si ça serait arrivé en Angleterre, en Espagne, en Italie. » La comparaison pique, parce qu’elle pose une question simple : comment la Ligue 1 peut-elle célébrer ses figures lorsqu’elles disparaissent, si elle ne le fait pas dès la reprise ?
Dimanche, Brest prendra donc le relais. La famille d’Éric Roy doit participer à l’hommage, tandis qu’Alonzo sera présent dans les tribunes. « Le match aurait eu lieu au Portugal, en Écosse ou à Tahiti, j’y serais allé », confie-t-il. Au-delà du protocole manqué, Francis-Le Blé rappellera surtout ce que Roy représentait : l’homme qui avait conduit Brest jusqu’à la Ligue des champions et qui était adoré par tout Brest.


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