Une réforme taillée pour les conflits d’intérêts au sommet
Le football français est en train de changer de logiciel, et Nasser Al-Khelaïfi pourrait en être le premier symbole, et surtout le grand perdant. La proposition de loi sur l’organisation et la gestion du sport professionnel, déjà adoptée en première lecture à l’Assemblée, vise clairement les dirigeants qui cumulent pouvoirs sportifs et intérêts audiovisuels.
Le texte prévoit que « les fonctions de dirigeant ou de membre de l’organe délibérant d’une ligue professionnelle ou de sa société commerciale ne seraient pas compatibles avec la détention d’intérêts dans des sociétés de diffusion audiovisuelle ou de paris sportifs ». Au passage, il plafonne les rémunérations des dirigeants, renforce les contrôles de la Cour des comptes et recentre les fédérations au cœur de la régulation du foot pro.
Le texte prévoit que « les fonctions de dirigeant ou de membre de l’organe délibérant d’une ligue professionnelle ou de sa société commerciale ne seraient pas compatibles avec la détention d’intérêts dans des sociétés de diffusion audiovisuelle ou de paris sportifs ». Au passage, il plafonne les rémunérations des dirigeants, renforce les contrôles de la Cour des comptes et recentre les fédérations au cœur de la régulation du foot pro.
PSG, beIN, LFP : le modèle Al-Khelaïfi sous pression
Dans ce nouveau cadre, le profil d’Al-Khelaïfi coche toutes les cases sensibles : président du PSG, patron de beIN Media Group, figure de l’ECA et proche de l’UEFA, membre des instances de la LFP. Avec l’incompatibilité entre ligues et diffuseurs inscrite noir sur blanc, il ne pourrait plus siéger dans la future société commerciale des clubs français si la loi est promulguée telle quelle.
Cette réforme arrive après des années de critiques sur sa position dominante, plusieurs rapports sénatoriaux très sévères sur la gouvernance du foot pro et un débat ravivé par l’attribution des droits de la Coupe du monde 2026 à beIN Sports. En filigrane, c’est tout l’équilibre des pouvoirs entre la LFP, la FFF, les diffuseurs et les grands clubs qui est en train de basculer. Si le calendrier législatif s’accélère, le PSG pourrait rapidement devoir composer avec un président moins influent sur les instances françaises.
Cette réforme arrive après des années de critiques sur sa position dominante, plusieurs rapports sénatoriaux très sévères sur la gouvernance du foot pro et un débat ravivé par l’attribution des droits de la Coupe du monde 2026 à beIN Sports. En filigrane, c’est tout l’équilibre des pouvoirs entre la LFP, la FFF, les diffuseurs et les grands clubs qui est en train de basculer. Si le calendrier législatif s’accélère, le PSG pourrait rapidement devoir composer avec un président moins influent sur les instances françaises.


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