Waldemar Kita se rapproche de la sortie. Selon les informations de David Phelippeau pour Ouest-France, un compromis de vente a été signé avec un groupe d’investisseurs emmené par Paulo Tavares. Dix-neuf ans après son arrivée, le propriétaire du FC Nantes est entré en négociations exclusives. Le stylo a bougé, mais les clés du club n’ont pas encore changé de poche.
Tavares dirige Phenix Sports Invest, structure réunissant des investisseurs français, portugais et luxembourgeois. L’Équipe évoque un protocole d’accord et chiffre l’opération autour de 100 millions d’euros hors bonus ; Ouest-France avance 125 millions bonus compris.
Une offre d'achat totalement hors sol
Cent vingt-cinq millions d’euros, même avec des bonus, pour un club relégué en Ligue 2 : le tarif réclame quelques explications. Nantes ne possède pas la Beaujoire, tandis que le centre d’entraînement n'est pas de ce qu'il y a de plus moderne. L’acheteur paierait une histoire, un nom et l’espoir d’une remontée, pas un patrimoine immobilier capable de justifier à lui seul pareille addition.
Le contraste avec l’OM est saisissant : Frank McCourt l’avait acquis pour 45 millions d’euros en 2016. On peut également évoquer le RC Strasbourg racheté en 2023 pour 75M€ ; l'AS Saint-Etienne en 2024 pour 25M€, le Paris FC en 2024 pour 60M€, ou encore le PSG en 2011 pour 50M€.
Bien sûr, ce n’est pas une cote universelle du football français : le contexte, les dettes reprises et les engagements futurs changent la facture. Mais ce repère donne la mesure du pari nantais. À 125 millions, on n’achète pas seulement la possibilité de remonter ; on la paie déjà très cher.
Autre chiffre à manier avec des pincettes : 30 millions d’euros auraient été placés sur un compte bloqué pour appuyer le dossier des repreneurs, d’après des informations attribuées à TéléNantes. L'objectif est de rassurer rapidement la DNCG.
Encore des obstacles à franchir pour Paulo Tavares
Le dossier doit encore être présenté aux représentants du personnel, puis examiné par la Direction nationale du contrôle de gestion. Cette dernière étape est autrement moins photogénique qu’une poignée de main, mais elle doit permettre d’apprécier les garanties financières du projet. Tant que ces passages ne sont pas franchis et que la cession n’est pas finalisée, Paulo Tavares reste un candidat repreneur, ni plus, ni moins, même si les diverses parties sont en négociations exclusives.
Kita a peut-être trouvé sa porte de sortie. Reste à savoir si cela se concrétisera, car on ne va pas vous cacher qu'à l'heure actuelle il faut être fou pour mettre autant sur la table pour racheter le FC Nantes.


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