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Bruno Genesio entre tristement dans l'histoire de l'OM : ça pique !


Rédigé le Vendredi 18 Septembre 2026 à 07:32 écrit par


La soirée d’Istanbul a laissé Bruno Genesio avec un constat aussi lucide qu’inquiétant. L’OM a sombré sur la pelouse de Besiktas jeudi, lors de la première journée de Ligue Europa, en s’inclinant lourdement 4-1 après avoir pourtant rejoint les Turcs avant la pause.

Au-delà du score, cette défaite installe Marseille dans une séquence statistiquement très rare. Selon les données rapportées par le compte X Stats du Foot, Bruno Genesio est le premier entraîneur de l’OM à avoir perdu quatre de ses cinq premiers matches officiels depuis Mario Zatelli, lors de la saison 1964-1965.

Le précédent est lourd, mais c’est surtout le contenu récent qui préoccupe. Après les revers contre Monaco, le Paris FC et Rennes en Ligue 1, l’OM a encore craqué après la pause à Istanbul. Besiktas a fait la différence en seconde période pour transformer un match longtemps équilibré en déroute européenne.

Genesio pointe une perte de contrôle

Au micro de Canal+, après la rencontre, Bruno Genesio a résumé sans détour l’effondrement de son équipe :
«À ce niveau-là, on ne peut pas faire autant d'erreurs sans être sanctionné. On a fait jeu égal avec eux en première mi-temps. En début de deuxième mi-temps, on a plutôt eu l'emprise jusqu'au deuxième but. Après, on s'est effondré. Quand vous êtes dans une période où vous enchaînez les défaites, vous vous raccrochez à peu de choses. Et quand ça ne tourne pas comme vous le souhaitez, c'est difficile mentalement. On prend le deuxième but sur une touche, le troisième sur un corner… Ça veut dire beaucoup de choses sur ce qui nous manque aujourd'hui. Même si on a essayé, on a tenté des choses, mais c'est largement insuffisant.»

L’entraîneur marseillais ne réduit donc pas le problème au seul réalisme adverse. Il évoque des erreurs sur phases arrêtées ou remises en jeu, mais surtout une incapacité collective à rester structurée lorsque le scénario bascule.

Dans sa prise de parole après le match, le coach de l'OM a également insisté sur un élément qui revient d’une rencontre à l’autre : Marseille tient par séquences, puis perd ses repères. Il a notamment regretté une équipe qui se désorganise, protège moins sa défense et ne parvient plus à agir collectivement lorsque la pression monte.

Le PSG comme test immédiat

L’urgence est désormais maximale, car le calendrier ne laisse aucune respiration. Dimanche, l’OM reçoit le Paris Saint-Germain au stade Vélodrome, avec le risque d’une cinquième défaite de rang toutes compétitions confondues.

Ce rendez-vous ne décidera pas à lui seul de la saison marseillaise. En revanche, il dira beaucoup de la capacité du groupe à répondre au diagnostic posé par son entraîneur : mieux gérer les temps faibles, rester compact après un coup dur et éviter que chaque but encaissé ne désorganise tout le collectif.

Bruno Genesio a assumé sa part de responsabilité en conférence de presse, reconnaissant une « grosse remise en cause » personnelle et affirmant devoir trouver les solutions. Face au PSG, l’OM n’aura pas seulement besoin d’un résultat : il devra montrer que le scénario aperçu à Besiktas n’est pas en train de devenir une habitude.

Justin Favre
Journaliste sportif français passionné de football avec une prédominance pour la Ligue 1 et la... En savoir plus sur cet auteur