Stade Brestois : Eric Roy sur le départ, un duo pour le remplacer ?


Rédigé le Samedi 13 Juin 2026 à 19:24 écrit par


Vestiaire sonné, coach usé : Roy proche de la rupture

Si vous avez vécu la fin de saison du Stade Brestois depuis le stade ou votre canapé, vous savez que quelque chose s’est cassé. Neuf matchs sans victoire, un maintien arraché certes facilement, mais cette 12e place laisse un goût de gâchis à tout le monde.

Dans ce climat, voir Eric Roy douter publiquement de son avenir a fait l’effet d’un nouveau coup de massue. « Je n’en sais pas. Je suis sous contrat. Il n’y a pas de raison que je m’en aille. Voilà, mais bon. Qui vivra verra », a lâché le coach, loin de son ton habituel. Mais depuis c'est silence radio, et surtout des rumeurs de plus en plus insistantes faisant état d'une volonté de dire stop. En interne, on parle d’un entraîneur usé, qui réclame enfin des garanties claires sur le projet.

Le départ de Grégory Lorenzi, directeur sportif depuis 2016, pour l’Olympique de Marseille a encore fragilisé l’édifice. « Je n’avais plus la force de continuer », a d’ailleurs confié Lorenzi pour expliquer son choix, signe qu’il ne s’agit pas juste d’une histoire de promotion personnelle. Le sentiment d’un cycle qui s’achève au SB29 est bien réel.

Lachuer - Grougi, l’option maison qui prend de l’épaisseur

Pendant que le flou s’installe autour de Roy, le board du Stade Brestois s'est déjà fixé une ligne de conduite. Denis Le Saint réfléchit très sérieusement à une solution interne forte : propulser le duo Julien Lachuer - Bruno Grougi à la tête de l’équipe première. Une information FootenFrance confirmée par l'insider Mohamed Toubache-Ter. Les deux adjoints connaissent le vestiaire par cœur et ont déjà géré un intérim remarqué avec Yvan Bourgis lors d’un précédent changement sur le banc.

Grougi, ancien capitaine, est l’une des voix les plus respectées du club, passé du terrain au staff sans jamais perdre son lien avec les supporters. Lachuer, lui, a été salué pour « la qualité de son management » et sa capacité à garder le groupe concerné dans les tempêtes. Pour un Brest en manque de repères, ce tandem incarne la continuité plus que la révolution.

Reste une certitude : avec un directeur sportif parti à l’OM et un entraîneur principal en plein doute, Brest ne pourra pas rester longtemps dans ce entre-deux. Entre la lassitude de Roy et la montée en puissance du ticket Lachuer - Grougi, le prochain coup de fil de Denis Le Saint pourrait bien faire basculer tout l’été brestois.

Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur