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LOSC : Davide Ancelotti sera viré avant la fin de saison, il prend les paris


Rédigé le Mardi 20 Octobre 2026 à 09:16 écrit par


Quatorze points en sept journées à égalité de points avec le leader lyonnais : à première vue, Lille aurait quelques raisons de travailler sereinement. Pourtant, les résultats n’ont pas éteint les discussions sur les débuts de Davide Ancelotti. Quatrième de Ligue 1, le LOSC avance au classement sans dissiper les réserves sur son jeu. Et Florent Gautreau doute désormais ouvertement que l’entraîneur italien termine la saison sur le banc nordiste.

Gautreau ne croit pas en Ancelotti

Lundi 19 octobre, dans l’After sur RMC, le journaliste a livré un pronostic catégorique : « Je vous le dis aujourd’hui, Davide Ancelotti ne finira pas la saison à Lille. Je ne dis pas que c’est le prochain, mais il ne finira pas la saison à Lille. » Une prise de position assumée, dans une discussion consacrée aux entraîneurs susceptibles d’être menacés en Ligue 1.

Son raisonnement dépasse la photographie du championnat. « Ce n’est pas seulement le classement qu’il faut regarder. Je pense qu’Ancelotti est plus en danger que peut l’être (Franck) Haise, qui à mon sens est mieux installé sur le plan institutionnel », estime Gautreau. Il pointe notamment l’expérience encore limitée de l’Italien comme entraîneur principal et exprime des réserves sur sa communication.

Le classement protège Ancelotti, pas son contenu

Le paradoxe existe néanmoins. Le successeur de Bruno Genesio a réussi à placer les Dogues dans le wagon de tête, avec autant de points que Lyon, le PSG, le Paris FC et Monaco. Mais cette position flatteuse cohabite avec des prestations laborieuses, à l’image du court succès contre Le Havre, lanterne rouge, où la supériorité attendue des Lillois s’est peu exprimée sur le terrain.

La Ligue des champions a davantage exposé les limites actuelles du LOSC. Battu par le Betis Séville (2-3), puis nettement dominé à Arsenal (3-0), Lille n’a pris aucun point lors de ses deux premières rencontres européennes. À Londres, la résistance défensive n’a pas suffi à compenser les difficultés à inquiéter l’adversaire.

Cette prestation avait déjà nourri les critiques de Christophe Dugarry sur les choix de Davide Ancelotti. Le reproche porte moins sur le fait de perdre contre Arsenal que sur les moyens employés pour tenter d’exister offensivement.

Le procès du jeu ne doit pourtant pas devenir celui des résultats. Quatorze points constituent un acquis réel pour un entraîneur arrivé cet été. Il est donc nécessaire de rester mesuré et lui laisser le temps d'imprimer sa philosophie de jeu. Face à Galatasaray, prochain adversaire européen, Lille aura besoin de points ; Ancelotti gagnerait aussi à y montrer une équipe capable de convaincre autrement que par sa place en Ligue 1.

Lilian Lefort
Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai grandi... En savoir plus sur cet auteur