Endrick provoque le tournant… sans faire sauter le verrou du HAC
Au Stade Océane, le scénario était idéal sur le papier pour Lyon : un Havre déjà en difficulté, réduit à dix après l’expulsion de Zagadou, accroché par Endrick lancé plein axe vers le but. L’attaquant prêté par le Real Madrid obtient là un carton rouge aussi logique que précieux, confirmant sa capacité à peser sur une défense même dans un soir où tout n’est pas maîtrisé. Problème, le Brésilien alterne ensuite appels tranchants et choix brouillons, vendange une situation favorable et ne parvient pas à convertir ses bons déplacements en véritable torrent d’occasions. En conférence de presse, Paulo Fonseca a tenu à protéger son joueur en saluant « son énergie et sa capacité à créer le danger », tout en reconnaissant que son équipe avait « manqué de justesse dans le dernier geste ».
Endrick au cœur des critiques : Domenech allume la mèche
Si son match au Havre reste contrasté, Endrick traîne déjà une réputation encombrante depuis sa prestation indigeste à Strasbourg, où L’Équipe n’avait pas hésité à lui infliger un 2/10. Sur La Chaîne L’Équipe, Raymond Domenech avait alors dégainé sans filtre : « Il ne donne aucune option en profondeur, il prend le ballon et le perd, il ne servait strictement à rien », avant de rééditer ses propos après le nul face au HAC : « Dans le jeu, Endrick ne sert strictement à rien. Il perd neuf ballons sur dix. ».
Sur les réseaux sociaux, les supporters oscillent entre indulgence pour ses 19 ans et impatience face à son irrégularité, certains rappelant qu’il reste malgré tout le Lyonnais le plus capable de faire exploser une défense sur un éclair. À force d’être annoncé comme le futur crack, Endrick découvre qu’en Ligue 1, le temps d’adaptation est souvent bien plus court que la patience des tribunes.
Sur les réseaux sociaux, les supporters oscillent entre indulgence pour ses 19 ans et impatience face à son irrégularité, certains rappelant qu’il reste malgré tout le Lyonnais le plus capable de faire exploser une défense sur un éclair. À force d’être annoncé comme le futur crack, Endrick découvre qu’en Ligue 1, le temps d’adaptation est souvent bien plus court que la patience des tribunes.