Romain Faivre est le joueur clivant par excellence. Ce qui séduit dans un geste nourrit aussi l’agacement lorsque le match lui échappe. Le milieu offensif connaît le reproche : cette nonchalance qui finit par faire douter de son investissement. Dans L’Équipe, il refuse pourtant que son allure devienne un procès en professionnalisme.
À ceux qui le qualifient de « branleur », sa réponse est nette. « C’est trop péjoratif ! Je serais un gamin qui ne sait pas ce qu’il veut... Mais en réalité, je suis un vrai passionné qui regarde tous les matches, archi-pro, toujours à l’heure. Je ne sors pas et je reste concentré sur le foot », affirme-t-il.
Faivre ne conteste donc pas l’impression visuelle. Il conteste ce qu’on en déduit. « J’ai toujours été un joueur avec un style de jeu un peu nonchalant, instinctif. Ça ne changera pas. Mais je n’ai jamais été un branleur. Sinon je n’aurais pas percé. »
La distinction mérite d’être entendue : une attitude sur le terrain ne suffit pas à raconter une hygiène de vie ou le sérieux d’un travail quotidien. Elle n’interdit pas, en revanche, de discuter son rendement et sa contribution au collectif.
Faivre défend son professionnalisme, sans promettre de gommer ce qui fait sa singularité. Il pose ainsi une limite aux jugements sur sa personne. Sur le terrain, l’exigence reste entière : conserver sa liberté de création tout en donnant moins de raisons de questionner son utilité collective.
À ceux qui le qualifient de « branleur », sa réponse est nette. « C’est trop péjoratif ! Je serais un gamin qui ne sait pas ce qu’il veut... Mais en réalité, je suis un vrai passionné qui regarde tous les matches, archi-pro, toujours à l’heure. Je ne sors pas et je reste concentré sur le foot », affirme-t-il.
Faivre ne conteste donc pas l’impression visuelle. Il conteste ce qu’on en déduit. « J’ai toujours été un joueur avec un style de jeu un peu nonchalant, instinctif. Ça ne changera pas. Mais je n’ai jamais été un branleur. Sinon je n’aurais pas percé. »
La distinction mérite d’être entendue : une attitude sur le terrain ne suffit pas à raconter une hygiène de vie ou le sérieux d’un travail quotidien. Elle n’interdit pas, en revanche, de discuter son rendement et sa contribution au collectif.
Faivre défend son professionnalisme, sans promettre de gommer ce qui fait sa singularité. Il pose ainsi une limite aux jugements sur sa personne. Sur le terrain, l’exigence reste entière : conserver sa liberté de création tout en donnant moins de raisons de questionner son utilité collective.


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