Yéhvann Diouf digère mal sa situation à l'OGC Nice, mais reste dans les plans de Claude Puel

Relégué derrière Maxime Dupé après la CAN, Yéhvann Diouf encaisse le choc mais Claude Puel maintient une hiérarchie ouverte dans les buts niçois


Rédigé le Mercredi 4 Mars 2026 à 08:01 écrit par


Yéhvann Diouf ne pensait pas vivre une telle Clim. Champion d’Afrique avec le Sénégal et recruté pour incarner le taulier dans le but de l’OGC Nice, le portier de 26 ans a découvert, en rentrant de la CAN, qu’il avait perdu sa place de numéro 1 au profit de Maxime Dupé. Horriblement déçu, selon L'Equipe, tant il ne s’attendait pas à ce déclassement, Diouf s’est retrouvé devant une réalité brutale : sur la Côte d’Azur, la hiérarchie des gardiens n’a plus rien d’acquis.

Le tournant s’appelle Claude Puel. Arrivé fin décembre sur le banc niçois, l’ancien coach de Lille, Lyon, Leicester ou encore Saint-Etienne a tout de suite rebattu les cartes dans la cage azuréenne. Profitant du départ de Diouf à la CAN, il a installé Maxime Dupé, 32 ans, dans le but. Résultat : l'ex Toulousain a su répondre présent immédiatement en se montrant décisif. Diouf, lui, a découvert le banc au retour de la sélection, six matches d’affilée en championnat sans quitter son survêtement, symbole d’un statut renversé.

Pourtant, Puel s’est bien gardé d’entériner une mise au placard. En conférence de presse, le coach niçois a assuré que la hiérarchie à ce poste n’était « pas figée » et que Diouf était « tout près » de Dupé, insistant sur la qualité de la concurrence. Il a même programmé le Sénégalais pour le quart de Coupe de France, ce mercredi face au FC Lorient, histoire de le « remettre en selle » et de rappeler qu’il compte encore sur lui.

Ce qui joue en faveur de Diouf, c’est justement tout ce que Puel voit au quotidien. Le technicien a confié apprécier son excellent état d’esprit malgré la déception, cette manière de ne jamais tirer la gueule et de se réfugier dans le travail pour répondre. Le staff loue aussi ses qualités dans le jeu aérien, un secteur clé dans une Ligue 1 toujours plus dense physiquement, là où Dupé compense plutôt par son calme et sa solidité sur la ligne. Dans un vestiaire, ce genre de profil discret mais irréprochable finit rarement par disparaître : à Nice, on n’a pas oublié que Diouf avait été recruté après une très belle saison à Reims, où il avait longtemps tenu la baraque malgré la relégation champenoise et s’était déjà confié, amer, sur sa frustration sportive.

Reste la dimension humaine, la plus cruelle pour un gardien. Il n’y a qu’une place, pas de rotation de confort, pas de gestion politique possible sur la durée. Diouf sait qu’il joue gros : rester dans le sillage de Dupé en espérant l’ouverture ou réclamer, à terme, un nouveau départ pour ne pas se griller, lui qui arrive au cœur de ses meilleures années. Pour l’instant, il encaisse, se tait, bosse et s’accroche à ce mince fil tendu par Puel. 

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur