Il ne tourne pas autour du pot. Interrogé par Ouest-France, Valentin Rongier reconnaît sans détour qu’il n’a jamais été le meilleur Français à son poste, ce qui explique selon lui ses zéros sélection avec les Bleus. « Pourquoi je n’ai jamais été convoqué ? Je me suis souvent posé la question et puis en fait, à chaque fois que je voyais les listes, je me disais : "Bordel, c’est fort" », souffle l’ancien milieu de l’OM, aujourd’hui patron du milieu au Stade Rennais. Une forme de lucidité assez rare à ce niveau.
Jordan Veretout a plombé les espoirs de Valentin Rongier
Rongier détaille même le seul moment où il a pensé que la porte des Bleus allait enfin s’ouvrir : la saison d’Igor Tudor à l’OM, en 2022‑2023. Brillant dans le rôle de sentinelle/milieu hybride et régulièrement pré‑convoqué par Didier Deschamps, le Marseillais de l’époque se voyait déjà franchir le cap. « Il y a une fois où j’y croyais vraiment, l’époque avec Igor Tudor. Chaque sélection, j’étais présélectionné et la dernière, il y avait eu deux blessés et je m’étais dit : “Ça y est, ce sera moi”. Et puis finalement, il avait pris mon compère du milieu Jordan Veretout », raconte-t-il.
Ceux qui suivaient l’OM s’en souviennent : Tudor plaidait ouvertement pour son joueur, expliquant qu’il voyait en lui un élément « d’équipe nationale » tant il rayonnait par son volume de jeu et sa lecture. Mais Deschamps, lui, n’a jamais franchi le pas, lui préférant d’autres profils au milieu et cantonnant Rongier au statut de joueur simplement coché dans son carnet, via des pré‑convocations sans lendemain.
Aujourd’hui, à 31 ans, capitaine et leader technique d’un Stade Rennais ambitieux, Rongier semble définitivement sorti des radars tricolores. Reste ce discours lucide, presque apaisé, d’un cadre de Ligue 1 qui sait qu’il a côtoyé le niveau sans jamais vraiment bousculer la hiérarchie des Bleus. Une parole rare, à contre‑courant des déclarations souvent formatées sur l’équipe de France.
Ceux qui suivaient l’OM s’en souviennent : Tudor plaidait ouvertement pour son joueur, expliquant qu’il voyait en lui un élément « d’équipe nationale » tant il rayonnait par son volume de jeu et sa lecture. Mais Deschamps, lui, n’a jamais franchi le pas, lui préférant d’autres profils au milieu et cantonnant Rongier au statut de joueur simplement coché dans son carnet, via des pré‑convocations sans lendemain.
Aujourd’hui, à 31 ans, capitaine et leader technique d’un Stade Rennais ambitieux, Rongier semble définitivement sorti des radars tricolores. Reste ce discours lucide, presque apaisé, d’un cadre de Ligue 1 qui sait qu’il a côtoyé le niveau sans jamais vraiment bousculer la hiérarchie des Bleus. Une parole rare, à contre‑courant des déclarations souvent formatées sur l’équipe de France.