Stade de Reims sans Geraerts : quels choix pour relancer le projet et viser la Ligue 1 ?


Rédigé le Vendredi 15 Mai 2026 à 17:20 écrit par


Le Stade de Reims savait que l’intersaison serait charnière, mais imaginaient peu que le premier coup de tonnerre viendrait du banc. Au terme d’un exercice 2025-2026 frustrant, marqué par une progression en dents de scie et une montée manquée, l’aventure de Karel Geraerts en Champagne s’achève déjà, un an à peine après son arrivée. Dans les travées d’Auguste-Delaune, ce départ ouvre autant de questions qu’il n’apporte de réponses sur la suite du projet rémois.

Car derrière la formule policée du « commun accord », c’est bien l’aveu d’un rendez-vous manqué entre un coach aux idées affirmées et un club qui visait plus haut. « Au terme de la saison 2025-2026, et au regard des attentes liées à cet exercice, les deux parties ont choisi de ne pas poursuivre l’aventure commune », explique le communiqué officiel du Stade de Reims, actant également le départ de son adjoint Tim Smolders. Arrivé en juin 2025 avec l’étiquette de technicien moderne, Geraerts n’a jamais réussi à installer durablement une dynamique ni à faire oublier la grisaille d’un jeu jugé « ennuyeux » par une partie des supporters sur les réseaux sociaux.

Reims tourne la page Geraerts

Cette rupture n’est pas qu’un simple changement de nom sur le banc, elle oblige surtout la direction rémoise à revoir sa copie sportive avant la saison 2026-2027. En officialisant cette séparation à l’issue d’une seule saison, le club envoie un signal fort : l’objectif de remonter en Ligue 1 reste intact et ne souffrira plus d’une trajectoire jugée trop tiède. Les critiques de certains suiveurs locaux, regrettant qu’on ne retienne « pas grand-chose de positif » du passage du technicien belge, ont fini de cristalliser l’idée d’un cycle déjà arrivé à son terme.

Désormais, tout l’enjeu pour Reims sera de trouver un entraîneur capable de rallumer la flamme dans un vestiaire marqué par cette instabilité chronique sur le banc ces dernières années. Et un nom commence à raisonner dans les couloirs de Auguste-Delaune : Olivier Pantaloni, même si le SDR part avec quelques longueurs de retard.

Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur