Une première convocation est forcément une reconnaissance du travail accompli. Mais le plus difficile est de confirmer. Appelé par Zinédine Zidane pour découvrir l’équipe de France, Estéban Lepaul faisait partie des nouveaux visages de ce premier rassemblement. Pour l’attaquant du Stade Rennais, l’occasion était belle de donner une autre dimension à son parcours.
Mais ses prestations ont laissé Benoît Trémoulinas sur sa faim. Sur Winamax, le consultant a placé le buteur parmi les grands perdants de cette trêve internationale. Un jugement qui ne porte pas seulement sur la finition : c’est surtout la capacité de Lepaul à exister lorsque les ballons n’arrivent pas qui l’a déçu.
Mais ses prestations ont laissé Benoît Trémoulinas sur sa faim. Sur Winamax, le consultant a placé le buteur parmi les grands perdants de cette trêve internationale. Un jugement qui ne porte pas seulement sur la finition : c’est surtout la capacité de Lepaul à exister lorsque les ballons n’arrivent pas qui l’a déçu.
Trémoulinas attendait davantage de Lepaul dans le jeu
L’ancien international reconnaît les qualités de finisseur de l’attaquant. « C’est un joueur qui a besoin de ballons, de centres, parce que c’est un renard des surfaces, un vrai buteur », explique-t-il. Mais cette dépendance ne suffit pas, à ses yeux, à expliquer ses difficultés.
Trémoulinas lui reproche surtout de ne pas avoir compensé ce manque de situations favorables par une participation plus active à la construction. « Lorsque tu n’as pas de ballons, tu dois aussi malgré tout participer au jeu, servir de point d’appui pour mettre les ballons sur tes ailiers, les milieux qui se projettent, et je n’ai pas vraiment vu ça. »
Trémoulinas lui reproche surtout de ne pas avoir compensé ce manque de situations favorables par une participation plus active à la construction. « Lorsque tu n’as pas de ballons, tu dois aussi malgré tout participer au jeu, servir de point d’appui pour mettre les ballons sur tes ailiers, les milieux qui se projettent, et je n’ai pas vraiment vu ça. »
Le reproche est précis : offrir une solution dos au but, permettre à un partenaire d’avancer, accompagner les mouvements autour de lui. Dans l’analyse de l'ex international français, Lepaul est resté trop dépendant de ce que l’équipe pouvait lui apporter, sans suffisamment faciliter le travail des autres.
Son impression concerne aussi le rythme. Trémoulinas dit l’avoir trouvé « un peu emprunté physiquement », avec trop peu de changements de vitesse. Il décrit également des déplacements vers le premier poteau manquant, selon lui, de conviction.
Son impression concerne aussi le rythme. Trémoulinas dit l’avoir trouvé « un peu emprunté physiquement », avec trop peu de changements de vitesse. Il décrit également des déplacements vers le premier poteau manquant, selon lui, de conviction.
Une seconde chance espérée, mais pas acquise
La sévérité du jugement tient aussi à l’espoir que Lepaul avait suscité chez lui. Trémoulinas évoque Stéphane Guivarc’h pour expliquer le rôle qu’il imaginait : celui d’un buteur moins exposé que les vedettes de la sélection, capable de trouver sa place et de prendre confiance grâce à un premier but. « J’avais envie qu’il claque son but, et que ça le fasse un peu décoller, qu’il prenne confiance », confie-t-il.
Estéban Lepaul aura t'il une seconde chance ? Probablement, du moins s'il continue à être décisif avec le Stade Rennais. Car même s'il y a une vraie concurrence au poste qui s'intensifiera avec les retours de blessure de Hugo Ekitike et Eli Junior Kroupi, Zinédine Zidane n'est pas du style à tout balayer d'un revers de main. Par contre, Lepaul devra obligatoirement élever le curseur sous peine de voir son aventure chez les Bleus rapidement se refermer.


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