Brest face au mur des droits TV
Le Stade Brestois a longtemps fait figure d’élève modèle, gestion saine, progression sportive continue, qualification historique en Ligue des champions. Mais le choc des droits TV a tout fait basculer. Dans un long point financier, Denis Le Saint a dévoilé des chiffres qui donnent le vertige : « Concrètement, nos revenus liés aux droits TV nationaux versés par la LFP, sont passés de 42,5 M€ en 2023-2024 (…) à 8,7 M€ en 2024-2025, puis à 4,5 M€ (droits TV domestiques et internationaux) sur l’exercice 2025-2026 ».
La campagne de Ligue des champions, elle, a rapporté près de 50 M€, dont une grosse partie a servi à muscler le budget sportif, le reste à consolider les fonds propres, histoire de ne pas tout griller en une saison. Une gestion prudente, mais qui ne suffit plus dans un paysage où les revenus récurrents s’effondrent. C’est dans ce contexte que le président brestois assume désormais un tournant stratégique majeur.
La campagne de Ligue des champions, elle, a rapporté près de 50 M€, dont une grosse partie a servi à muscler le budget sportif, le reste à consolider les fonds propres, histoire de ne pas tout griller en une saison. Une gestion prudente, mais qui ne suffit plus dans un paysage où les revenus récurrents s’effondrent. C’est dans ce contexte que le président brestois assume désormais un tournant stratégique majeur.
Ouverture du capital, multipropriété : Brest change de logiciel
Jusqu’ici, Le Saint repoussait clairement l’idée d’ouvrir le capital, encore plus celle de se fondre dans une multipropriété, mode qui fait beaucoup parler, et pas forcément positivement. Face à la réalité des droits TV, le discours a changé : selon le Télégramme, une valorisation du club a été fixée et transmise à des investisseurs, dans un processus encore exploratoire, sans repreneur identifié ni accord acté.
L’objectif : sécuriser l’avenir du SB29, stabilisé en Ligue 1, avec un effectif valorisé à plusieurs dizaines de millions d’euros, mais structurellement fragile sans manne télévisuelle. Le président brestois promet néanmoins d’éviter toute « vente irréfléchie » et insiste sur la nécessité de préserver l’ADN du club, alors que le départ récent du directeur sportif Grégory Lorenzi a déjà nourri un sentiment d’instabilité chez les fans.
Entre opportunité de changer de dimension et crainte de devenir un simple maillon d’un empire multi-clubs, Brest est clairement à un moment charnière. Reste à savoir jusqu’où Denis Le Saint acceptera de lâcher la main… et comment réagiront les supporters si un projet de multipropriété se précise.
L’objectif : sécuriser l’avenir du SB29, stabilisé en Ligue 1, avec un effectif valorisé à plusieurs dizaines de millions d’euros, mais structurellement fragile sans manne télévisuelle. Le président brestois promet néanmoins d’éviter toute « vente irréfléchie » et insiste sur la nécessité de préserver l’ADN du club, alors que le départ récent du directeur sportif Grégory Lorenzi a déjà nourri un sentiment d’instabilité chez les fans.
Entre opportunité de changer de dimension et crainte de devenir un simple maillon d’un empire multi-clubs, Brest est clairement à un moment charnière. Reste à savoir jusqu’où Denis Le Saint acceptera de lâcher la main… et comment réagiront les supporters si un projet de multipropriété se précise.