Lassine Sinayoko a choisi la manière forte, et ce n’est pas un simple caprice de joueur en quête de gros contrat. Selon Footmercato, l’attaquant malien de l’AJ Auxerre refuse actuellement de s’entraîner avec le groupe professionnel, estimant que sa direction n’a pas respecté la parole donnée l’été dernier.
Au moment de prolonger jusqu’en 2027, Sinayoko aurait accepté de rempiler avec une condition claire : pouvoir quitter l’Abbé-Deschamps à l’issue de la saison en cas d’offre jugée intéressante. Cette perspective de départ avait été validée en interne, avant que le club ne change de ligne en plein mercato et refuse de le vendre, notamment après une proposition venue du Paris FC. Pour le joueur formé à l’AJA, qui a porté l’attaque auxerroise vers le maintien en Ligue 1 et s’est illustré avec le Mali à la CAN 2025, la bascule est nette : la confiance avec sa direction est, selon son entourage, considérée comme rompue.
Auxerre défend évidemment ses intérêts sportifs, conscient de la valeur de son meilleur atout offensif dans la lutte pour un nouveau maintien et face à des clubs de Ligue 1 et de l’étranger déjà positionnés sur le dossier. Mais en verrouillant son joueur après lui avoir ouvert la porte, l’AJA prend un risque évident : voir son leader offensif se détacher du projet et transformer le vestiaire en caisse de résonance du conflit.
La situation ressemble à un classique du mercato, mais dans le cas Sinayoko, il y a un élément qui change tout : une promesse très concrète autour de sa prolongation, aujourd’hui reniée. Si le bras de fer se poursuit, Auxerre pourrait se retrouver obligé de trancher rapidement, entre la rigidité contractuelle et la nécessité de ne pas fracturer son vestiaire à quelques semaines de la reprise.