Alors que Angers SCO va affronter Le Havre ce dimanche, Alexandre Dujeux a lâché une phrase lourde de sens lors de la conférence de presse d'avant-match. « Avec les offres qu'il y a, on s'attend à ce que Sidiki Chérif parte. C'est comme ça, je l'ai intégré », a confié l'entraîneur du SCO Angers, relayé par Ouest-France. Une déclaration qui résonne comme un aveu d'impuissance face à la réalité économique du club angevin et à l'effervescence du marché des transferts hivernal.
Un dossier qui s'emballe : entre 25 et 30 millions d'euros
La révélation de la première partie de saison en Ligue 1 attise toutes les convoitises européennes. Selon les informations de L'Équipe, le Paris FC a dégainé une première offre de 23 millions d'euros, bonus compris, immédiatement refusée par la direction angevine qui réclame au moins 30 millions d'euros pour sa pépite de 19 ans. Un montant stratosphérique qui pulvériserait le record de transfert sortant du club, actuellement détenu par Jeff Reine-Adélaïde, vendu à l'Olympique Lyonnais pour 25 millions d'euros en 2019.
La liste des prétendants s'allonge de jour en jour. Villarreal a manifesté un intérêt concret et mène les discussions, tandis que l'AC Milan, Crystal Palace, l'Eintracht Francfort, Hambourg et Stuttgart surveillent également le dossier. Cette concurrence permet au SCO de faire monter les enchères et d'espérer une vente record. Comme le précise Mohamed Toubache-Ter, insider très au fait de l'actualité du club angevin, « À 25 + 5M€ de bonus, il sera dans le train. Les discussions se poursuivent, les échanges sont constructifs » concernant le Paris FC.
La liste des prétendants s'allonge de jour en jour. Villarreal a manifesté un intérêt concret et mène les discussions, tandis que l'AC Milan, Crystal Palace, l'Eintracht Francfort, Hambourg et Stuttgart surveillent également le dossier. Cette concurrence permet au SCO de faire monter les enchères et d'espérer une vente record. Comme le précise Mohamed Toubache-Ter, insider très au fait de l'actualité du club angevin, « À 25 + 5M€ de bonus, il sera dans le train. Les discussions se poursuivent, les échanges sont constructifs » concernant le Paris FC.
Le dilemme sportif et économique d'Angers
Pour Dujeux, ce départ annoncé représente un coup dur sur le plan sportif. « C'est un joueur très important qui va certainement nous quitter », a-t-il ajouté, avant de nuancer : « Dans l'idée de pérenniser le club, c'est important. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'entraîneur que je suis, mais pour le club, c'est indispensable ». Une franchise qui traduit la situation précaire du SCO, dont le budget annuel avoisine les 23 à 25 millions d'euros, soit le plus faible de Ligue avec le HAC.
Auteur de 4 buts en 16 matchs de championnat cette saison, Sidiki Chérif a séduit par sa vitesse de pointe, sa capacité à attaquer la profondeur et sa générosité dans l'effort défensif. Le Franco-Guinéen, formé au club et sous contrat jusqu'en juin 2028, a explosé après le départ d'Estéban Lepaul à Rennes l'été dernier pour 15 millions d'euros. Sa valorisation est passée de 800 000 euros en juin 2025 à 7 millions d'euros quelques mois plus tard selon Transfermarkt, illustrant son ascension fulgurante.
Alexandre Dujeux l'avait déjà évoqué en décembre : « Est-ce que le club sera en capacité de refuser une offre quasiment égale au budget du club ? Ça, c'est une grande question ». La réponse semble désormais évidente. En acceptant de vendre Chérif, Angers s'assurerait une bouffée d'oxygène financière considérable, permettant au club de pérenniser son modèle économique basé sur la formation et la revente de joueurs.
Malgré l'incertitude entourant sa présence à long terme dans l'effectif, le jeune attaquant « est très serein, il postule » pour affronter Le Havre ce dimanche, a confirmé son entraîneur. Une sérénité qui contraste avec l'agitation du mercato, où chaque jour rapproche un peu plus le SCO de la plus grosse vente de son histoire.
Auteur de 4 buts en 16 matchs de championnat cette saison, Sidiki Chérif a séduit par sa vitesse de pointe, sa capacité à attaquer la profondeur et sa générosité dans l'effort défensif. Le Franco-Guinéen, formé au club et sous contrat jusqu'en juin 2028, a explosé après le départ d'Estéban Lepaul à Rennes l'été dernier pour 15 millions d'euros. Sa valorisation est passée de 800 000 euros en juin 2025 à 7 millions d'euros quelques mois plus tard selon Transfermarkt, illustrant son ascension fulgurante.
Alexandre Dujeux l'avait déjà évoqué en décembre : « Est-ce que le club sera en capacité de refuser une offre quasiment égale au budget du club ? Ça, c'est une grande question ». La réponse semble désormais évidente. En acceptant de vendre Chérif, Angers s'assurerait une bouffée d'oxygène financière considérable, permettant au club de pérenniser son modèle économique basé sur la formation et la revente de joueurs.
Malgré l'incertitude entourant sa présence à long terme dans l'effectif, le jeune attaquant « est très serein, il postule » pour affronter Le Havre ce dimanche, a confirmé son entraîneur. Une sérénité qui contraste avec l'agitation du mercato, où chaque jour rapproche un peu plus le SCO de la plus grosse vente de son histoire.