Sauvetage de l’OL : comment Ares a imposé Michele Kang


Rédigé le Mercredi 11 Mars 2026 à 10:29 écrit par

À Lyon, le maintien en Ligue 1 s'est joué à un cheveu de plusieurs dizaines de millions d'euros. Cet été, Eagle Football Group a obtenu en urgence 87 M€ de financement supplémentaire, adossés à une garantie bancaire de 30 M€ apportée personnellement par Michele Kang, devenue depuis la patronne de l’OL et d’EFG. Un montage expresse qui a rassuré la DNCG et permis de lever une relégation administrative qui menaçait de faire basculer le club dans l’inconnu.


Les dessous du sauvetage de l'Olympique Lyonnais

Au cœur du dispositif, un acteur longtemps resté en retrait du devant de la scène : le fonds d’investissement Ares, créancier majeur d’Eagle Football Group depuis le rachat de l’OL en 2022. Selon le communiqué financier d’Eagle, ce sont les porteurs d’obligations, dont Ares, qui ont accepté de réaménager la dette et de soutenir ce renflouement d’urgence, en échange d’un changement clair de gouvernance. La contrepartie est nette : John Textor, fondateur et PDG d’EFG, a été contraint de démissionner, et Michele Kang a pris la tête du groupe comme du club.

Cette nouvelle configuration, plus lisible et jugée plus crédible, a été déterminante devant la commission d’appel de la DNCG, qui a validé le maintien en L1 tout en encadrant la masse salariale et les indemnités de transfert. L’Équipe et Le Figaro ont confirmé les ordres de grandeur : apport d’actionnaires de 87 M€ et garantie bancaire de 30 M€ pour couvrir les besoins de la saison 2025-2026. Un véritable « sauvetage en urgence », assumé par Eagle, qui reconnaît que la continuité d’exploitation de l’OL ne dépend plus de ventes hypothétiques, comme celle des parts de Crystal Palace.

Gouvernance de l’OL, rôle d’Ares et avenir sous Michele Kang

L’accord verrouille désormais le jeu jusqu’au 30 juin : Michele Kang est inamovible, aucune vente du club n’est possible, et Ares s’engage à ne pas saisir les actifs d’ici là. De quoi offrir un sursis à l’OL, mais aussi un délai à ses créanciers pour décider si le projet vaut encore le coup d’être sauvé sur le long terme.

Sportivement, le maintien en Ligue 1 évite le scénario catastrophe d’une descente conjuguée à une tempête financière. Reste une question, presque aussi brûlante qu’une fin de match au Groupama Stadium : est-ce un vrai nouveau départ sous Kang, ou simplement le dernier prolongement avant une nouvelle bataille entre Ares, les dirigeants et la DNCG ?

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur