Rudi Garcia a tourné la page des Diables Rouges, mais pas celle de son métier, et il le fait savoir très clairement. Moins d’un an et demi après sa nomination à la tête de la sélection belge, le technicien français de 62 ans a présenté sa démission après un Mondial 2026 mitigé, même s'il a atteint l'objectif qui lui avait été fixé. Dans son message d’adieu, l’ancien coach du LOSC, de l’OM, de l’OL ou encore de la Roma a glissé qu’il était prêt à reprendre une équipe, signe qu’il ne se voit pas en retrait durable du circuit professionnel.
Ce départ vient refermer une parenthèse internationale entamée début 2025, où Garcia avait été choisi pour succéder à Domenico Tedesco et tenter de relancer une génération belge en quête d’un nouveau souffle. Son bilan, fait de résultats contrastés et d’une relation parfois chahutée avec l’environnement médiatique local, n’a jamais totalement dissipé les doutes autour de sa capacité à incarner un projet sur le long terme.
Pour les clubs, le message est clair. Garcia se remet sur le marché avec un CV qui reste lourd : champion de France avec Lille, passé par l’Italie et l’Arabie saoudite, capable de gérer des vestiaires chargés en ego et des contextes de forte pression. Son profil pourrait intéresser des équipes en quête d’un coach expérimenté pour recadrer un projet ou traverser une phase de transition. Reste à savoir qui se saisira de cette disponibilité annoncée et dans quelles conditions le Français acceptera de replonger, lui qui vient de découvrir à ses dépens que le costume de sélectionneur d’une grande nation n’offre aucun filet de sécurité.