RC Strasbourg : une victoire en Croatie ternie par une altercation entre coéquipiers


Rédigé le Vendredi 13 Mars 2026 à 14:44 écrit par

Alors que le Racing venait de signer une performance européenne probante sur la pelouse de Rijeka (2-1), une vive altercation entre Samir El Mourabet et Valentin Barco a éclaté au coup de sifflet final, jetant un froid sur une soirée qui aurait dû être parfaite pour les supporters strasbourgeois.


Une fin de match sous tension

Pourtant, le scénario comptable est idéal. Ce succès à l'extérieur place les Alsaciens en position de force pour une qualification en quarts de finale de Ligue Conférence. Mais dans l'euphorie de la victoire, tout a basculé en quelques secondes. Au moment où Barco a choisi de temporiser pour verrouiller le score, le geste a été perçu par El Mourabet comme un excès de calcul inutile. Le ton est monté instantanément : empoignades, mots fleuris et visages fermés. Il a fallu l'intervention immédiate de Guéla Doué et du reste du groupe pour calmer les esprits sous les yeux médusés des 400 supporters ayant fait le déplacement.

Le « feu » du RCSA, entre caractère et dérapages

Cet incident, capté par les objectifs, n'est pas un cas isolé. Il ravive les souvenirs du récent « penaltygate » en Coupe de France et illustre la ligne de crête sur laquelle navigue le groupe de Gary O’Neil. Le technicien strasbourgeois ne s’en cache pas : il cultive ce tempérament sanguin, tout en prônant une gestion émotionnelle plus fine. Pour l’entraîneur, le vestiaire doit garder ce « feu » intérieur, à condition qu’il reste canalisé loin des projecteurs.

Vers une réconciliation ou une fracture ?

La question qui taraude désormais les observateurs est celle de l’unité du vestiaire. Si la complicité affichée par les deux hommes jusqu’ici incite à relativiser cet accès de fièvre, la gestion de cette crise sera révélatrice de la maturité de l’effectif.

La réponse viendra dès la réception du Paris FC ce week-end. Si le tandem s'avère opérationnel et serein, l’épisode sera classé sans suite, simple péripétie de compétiteurs avides de victoire. À l’inverse, tout manque d’alchimie entre eux sera interprété comme le signe d’une fissure durable. Strasbourg a gagné sur le terrain, mais le plus dur reste à faire : transformer cette tension en exigence collective plutôt qu'en poison dévastateur.

Adeline, 40 ans, rédactrice web, animée par une passion sans faille pour le football et une… En savoir plus sur cet auteur