Dino Toppmöller ne dirigera pas le RC Lens vendredi sur le terrain de l’AS Monaco. Plusieurs médias annoncent ce mardi que le technicien allemand va être démis de ses fonctions, seulement quelques mois après son arrivée et six rencontres officielles sur le banc lensois. Le RC Lens n’a toutefois pas encore communiqué officiellement à ce sujet. Toujours est-il que Yannick Cahuzac est pressenti pour assurer la transition, alors que la direction doit rapidement clarifier son organisation sportive.
Le bilan de Dino Toppmöller ne suffit pas, à lui seul, à expliquer cette décision annoncée comme imminente. Les Sang et Or ont connu un début de Ligue 1 irrégulier, mais ont aussi remporté le Trophée des champions contre le Paris Saint-Germain et gagné leur premier match de Ligue des champions face au Slavia Prague. L’entraîneur allemand a par ailleurs dû composer avec une floppée de blessés depuis la reprise, dans un effectif encore en recherche de stabilité.
Le cas Nelson Morgado au centre des tensions
Selon Bild, cité notamment par RMC Sport, le point de rupture concernerait Nelson Morgado, adjoint proche de Dino Toppmöller depuis plusieurs années. Le RC Lens aurait informé l’entraîneur allemand de la mise à pied de son collaborateur lundi. La presse allemande rapporte que Nelson Morgado aurait suscité des réserves au sein de l’encadrement technique. Cette version n’a pas été confirmée publiquement par le club.
Dino Toppmöller se serait opposé à l’éviction de Nelson Morgado et n’aurait pas souhaité poursuivre son travail sans son adjoint. Si cette lecture se confirme, le départ du technicien allemand dépasserait donc la seule question des résultats ou du classement. Il révélerait une difficulté plus profonde dans le fonctionnement du staff, à un moment où Lens doit gérer l’enchaînement entre Ligue 1 et Ligue des champions.
Yannick Cahuzac attendu face à Monaco
Yannick Cahuzac pourrait prendre place sur le banc à Monaco, dans l’attente de la nomination d’un nouvel entraîneur. Son intérim poserait toutefois une limite réglementaire s’il devait se prolonger : l’ancien milieu de terrain ne possède pas encore le BEPF, diplôme requis pour exercer durablement comme entraîneur principal en Ligue 1. Les règlements prévoient une amende de 25 000 euros après une période de tolérance de trente jours pour un club ne respectant pas cette obligation.
La recherche d’un successeur devrait donc s’accélérer. Le profil retenu devra pouvoir travailler rapidement avec un groupe marqué par cette rupture précoce et répondre aux exigences d’un calendrier européen. Plusieurs noms commencent déjà à circuler. Le pari séduisant sur le papier serait Thiago Motta, mais ses attentes salariales sont hors d'atteintes pour Lens. Autant dire qu'une autre piste pourrait rapidement voir le jour : Christophe Pélissier. Libre de tout contrat depuis son éviction de l'AJ Auxerre l'été dernier après une saison compliquée, le technicien de 60 ans avait réalisé des choses intéressantes lors de l'exercice 2024-2025 de Ligue 1 après avoir survolé la Ligue 2 lors de la saison 2023-2024. Avantage : la charnière à trois défenseurs centraux fait partie de ses outils tactiques, même s'il a également beaucoup évolué dans un système en 4-2-3-1.
L’enjeu immédiat reste néanmoins sportif : préparer le déplacement à Monaco, préserver l’équilibre du vestiaire et éviter que la crise du staff ne pèse davantage sur le début de saison lensois.
L’enjeu immédiat reste néanmoins sportif : préparer le déplacement à Monaco, préserver l’équilibre du vestiaire et éviter que la crise du staff ne pèse davantage sur le début de saison lensois.