Le départ d’Adrien Thomasson continue de faire parler du côté du RC Lens. Le président lensois, Joseph Oughourlian, déjà remonté contre certaines dérives du marché, a cette fois mis les chiffres sur la table. Et ils parlent d’eux-mêmes.
Arrivé en fin de contrat, le milieu de 32 ans a bien été sollicité pour prolonger. Lens n’a pas fermé la porte, loin de là. « On n’était pas complètement rigides, on leur a offert plus, mais eux voulaient beaucoup plus », a expliqué Oughourlian dans L’Équipe au sujet des joueurs qui ont refusé de prolonger, et notamment Thomasson.
Mais face à la proposition du Stade Rennais, difficile de rivaliser. Thomasson est passé d’environ 110 000 euros mensuels à Lens à près de 275 000 euros par mois en Bretagne. Un bond spectaculaire, qui représente presque 10 millions d’euros jusqu’en 2029.
Mais face à la proposition du Stade Rennais, difficile de rivaliser. Thomasson est passé d’environ 110 000 euros mensuels à Lens à près de 275 000 euros par mois en Bretagne. Un bond spectaculaire, qui représente presque 10 millions d’euros jusqu’en 2029.
Oughourlian alerte sur un modèle à risque en Ligue 1
Au-delà du cas Thomasson, c’est toute une philosophie que défend le patron lensois. Refus clair de s’aligner sur certaines folies salariales, même pour un joueur cadre. « Pour Adrien Thomasson, Rennes lui a proposé deux et demi fois plus », a-t-il insisté, presque fataliste.
Le dirigeant artésien voit plus loin que le court terme. Et son message est limpide : empiler des joueurs expérimentés avec de gros salaires peut vite devenir un piège. « Le risque, c’est d’empiler des joueurs d’un certain âge avec des salaires assez élevés. On a vu où ça nous a menés en 2023… »
Une référence directe à la saison post-Ligue des champions, où Lens a dû composer avec un équilibre financier plus fragile. Car sans Coupe d’Europe, les recettes chutent, mais les salaires restent.
« Vous augmentez de manière quasi automatique et puis l’année d’après, si vous ne jouez pas l’Europe, vous avez une inadéquation entre vos revenus et vos coûts », a-t-il conclu. Une analyse lucide dans un contexte où plusieurs clubs français flirtent avec cette limite.
Le dirigeant artésien voit plus loin que le court terme. Et son message est limpide : empiler des joueurs expérimentés avec de gros salaires peut vite devenir un piège. « Le risque, c’est d’empiler des joueurs d’un certain âge avec des salaires assez élevés. On a vu où ça nous a menés en 2023… »
Une référence directe à la saison post-Ligue des champions, où Lens a dû composer avec un équilibre financier plus fragile. Car sans Coupe d’Europe, les recettes chutent, mais les salaires restent.
« Vous augmentez de manière quasi automatique et puis l’année d’après, si vous ne jouez pas l’Europe, vous avez une inadéquation entre vos revenus et vos coûts », a-t-il conclu. Une analyse lucide dans un contexte où plusieurs clubs français flirtent avec cette limite.
Rennes assume, Lens trace sa ligne directrice
Du côté de Rennes, ce recrutement s’inscrit dans une stratégie assumée : attirer des profils expérimentés pour encadrer un effectif jeune et ambitieux. Thomasson, régulier et fiable, coche toutes les cases, quitte à se montrer déraisonnable sur le plan salarial.
Lens, lui, continue de défendre un modèle plus prudent, axé sur la progression interne et la maîtrise des coûts. Deux visions, deux trajectoires. Et au milieu, un mercato qui illustre parfaitement les tensions économiques actuelles de la Ligue 1.
Lens, lui, continue de défendre un modèle plus prudent, axé sur la progression interne et la maîtrise des coûts. Deux visions, deux trajectoires. Et au milieu, un mercato qui illustre parfaitement les tensions économiques actuelles de la Ligue 1.