Le talent lui a permis d'être rapidement mis en lumière. Trouver un cadre dans lequel l’exprimer durablement lui a demandé davantage de temps. À 27 ans, Michaël Cuisance commence à réunir les deux au RC Lens. Sa prestation lors de la victoire contre l’Olympique Lyonnais, vendredi à Bollaert-Delelis (2-1), confirme une progression déjà perceptible à Monaco, pour les débuts de Yannick Cahuzac sur le banc lensois.
Le gaucher ne porte plus seulement la promesse d’un joueur capable de réussir un joli geste. Dans le milieu artésien, il gagne en influence avec un rôle qui lui laisse davantage de latitude pour accompagner les attaques. Associé à Yacine Titraoui contre l’OL, il a trouvé un équilibre plus favorable à ses qualités.
Le gaucher ne porte plus seulement la promesse d’un joueur capable de réussir un joli geste. Dans le milieu artésien, il gagne en influence avec un rôle qui lui laisse davantage de latitude pour accompagner les attaques. Associé à Yacine Titraoui contre l’OL, il a trouvé un équilibre plus favorable à ses qualités.
Un double pivot qui libère les initiatives de Cuisance
L’évolution tient notamment à son positionnement. Dans le double pivot de Cahuzac, Cuisance bénéficie d’une fonction plus hybride : participer à la construction, mais aussi quitter sa zone pour proposer des solutions vers l’avant. Une liberté qu’il apprécie et qu’il a lui-même soulignée après le succès contre Lyon.
Ce rôle permet de ne pas réduire son apport à la circulation du ballon. Sa technique peut servir à donner du rythme, tandis que ses déplacements offrent une possibilité supplémentaire aux partenaires chargés de lancer les offensives. L’enjeu consiste à rendre cette liberté utile au collectif, sans fragiliser l’équilibre du milieu.
Ce rôle permet de ne pas réduire son apport à la circulation du ballon. Sa technique peut servir à donner du rythme, tandis que ses déplacements offrent une possibilité supplémentaire aux partenaires chargés de lancer les offensives. L’enjeu consiste à rendre cette liberté utile au collectif, sans fragiliser l’équilibre du milieu.
Cahuzac a salué son match face à l'OL, mais ses compliments concernent aussi ce qui se passe à La Gaillette. Dans les propos rapportés par Lensois.com, l’entraîneur insiste sur le travail quotidien de son joueur : « C’est quelqu’un qui bosse énormément. » Il relève également sa volonté de comprendre les attentes du staff : « Il demande des retours vidéo pour avancer dans ce qu’on veut mettre en place. »
Ces mots décrivent un joueur impliqué dans sa progression, pas seulement satisfait de retrouver du temps de jeu. Ils s’accompagnent toutefois d’une limite très claire : « Il n’y aura pas de place attitrée. » La confiance existe ; elle ne dispense personne de répondre à la concurrence.
Ces mots décrivent un joueur impliqué dans sa progression, pas seulement satisfait de retrouver du temps de jeu. Ils s’accompagnent toutefois d’une limite très claire : « Il n’y aura pas de place attitrée. » La confiance existe ; elle ne dispense personne de répondre à la concurrence.
Du Bayern au Hertha Berlin, une régularité longtemps recherchée
Le parcours de Cuisance explique pourquoi ces signes comptent. Révélé au Borussia Mönchengladbach, où il avait montré un très gros potentiel, il avait rejoint le Bayern Munich à l’été 2019. L’ascension avait été rapide, mais les occasions de s’installer dans l’équipe bavaroise étaient restées limitées.
Son prêt à l’Olympique de Marseille en 2020-2021, puis ses passages à Venise, à la Sampdoria et à Osnabrück n’ont pas immédiatement débouché sur la continuité recherchée. Le retour en Allemagne lui a finalement permis de reconstruire une trajectoire plus stable, avant deux saisons pleines au Hertha Berlin.
Son prêt à l’Olympique de Marseille en 2020-2021, puis ses passages à Venise, à la Sampdoria et à Osnabrück n’ont pas immédiatement débouché sur la continuité recherchée. Le retour en Allemagne lui a finalement permis de reconstruire une trajectoire plus stable, avant deux saisons pleines au Hertha Berlin.
Lens n’a donc pas recruté uniquement un ancien grand espoir à relancer. Le club Artésien est allé chercher un milieu qui avait déjà retrouvé du rythme et des responsabilités en deuxième division allemande, et qui semblait donc prêt à revenir à l'échelon supérieur pour enfin s'y installer et franchir ce fameux cap qui le fera passer d'éternel espoir à joueur confirmé.
Le défi lensois est désormais celui de la régularité. La prestation contre Lyon prolonge les premiers progrès observés sous Cahuzac ; elle ne suffit pas encore à parler d’un cap définitivement franchi. Avec un rôle mieux adapté et un investissement apprécié par son entraîneur, Cuisance dispose néanmoins de bases concrètes pour s’imposer. À lui de conserver cette exigence pour devenir indéboulonnable, et ainsi faire de son transfert à 3.5 millions d'euros un gros coup réalisé par le RC Lens.
Le défi lensois est désormais celui de la régularité. La prestation contre Lyon prolonge les premiers progrès observés sous Cahuzac ; elle ne suffit pas encore à parler d’un cap définitivement franchi. Avec un rôle mieux adapté et un investissement apprécié par son entraîneur, Cuisance dispose néanmoins de bases concrètes pour s’imposer. À lui de conserver cette exigence pour devenir indéboulonnable, et ainsi faire de son transfert à 3.5 millions d'euros un gros coup réalisé par le RC Lens.


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