Fraîchement vainqueur de la Coupe de France et dauphin du PSG, le RC Lens pourrait légitimement rêver de gloire encore plus grande. Sauf que Jean-Louis Leca, son directeur sportif, a choisi la franchise brutale plutôt que l'euphorie collective. Au micro de RMC, l'ancien gardien lensois a tenu un discours de vérité qui tranche avec l'enthousiasme ambiant dans l'Artois. « Je le dis ouvertement : on ne fera pas mieux l'année prochaine. On ne finira pas premier et on ne gagnera pas la Coupe de France », a-t-il lâché, sans détour.
Une lucidité qui rappelle le modèle brestois
Leca assume pleinement les limites de son club, historiquement éloigné du gratin européen. « En 120 ans, le club a joué quatre fois la Ligue des Champions. On n'est pas un club de Ligue des Champions », rappelle-t-il avec une honnêteté désarmante. Pourtant, le directeur sportif ne renonce pas à l'audace : il cite Brest, capable de bousculer la hiérarchie en 2023-2024, comme référence à suivre. « Je ne m'interdis pas de performer comme a fait Brest, et de rêver encore », poursuit-il, refusant toute forme d'autocensure malgré la modestie budgétaire.
Cette prudence n'est pas innocente : elle s'inscrit dans le souvenir cuisant de la saison 2023-2024, quand Lens, après avoir terminé vice-champion, avait flambé 30 M€ pour Elye Wahi sans retrouver son niveau. « Si on vend un joueur pour 50 M€ et qu'il faut un joueur de 50 M€ pour le remplacer, on se trompe », martèle Leca. Le modèle lensois doit désormais reposer sur l'intelligence du recrutement, à l'image de Jonathan Clauss, recruté 2 M€ et revendu 15 M€ à l'OM.
Cette prudence n'est pas innocente : elle s'inscrit dans le souvenir cuisant de la saison 2023-2024, quand Lens, après avoir terminé vice-champion, avait flambé 30 M€ pour Elye Wahi sans retrouver son niveau. « Si on vend un joueur pour 50 M€ et qu'il faut un joueur de 50 M€ pour le remplacer, on se trompe », martèle Leca. Le modèle lensois doit désormais reposer sur l'intelligence du recrutement, à l'image de Jonathan Clauss, recruté 2 M€ et revendu 15 M€ à l'OM.
Vendre pour survivre, sans renier l'ambition
Leca va plus loin : il admet que des départs sont inévitables cet été. « Si aujourd'hui des offres arrivent et qu'elles sont irrefusables, on vendra des joueurs. Il ne faut pas se mentir », confie-t-il, assumant la réalité financière d'un club sans « gros groupe américain derrière ». Pour autant, le plan stratégique lensois mise sur la durée : développer la formation, valoriser les jeunes, améliorer les infrastructures techniques et médicales. « C'est comme ça qu'on se donnera la possibilité, dans deux ou trois ans, de faire des Coupes d'Europe et d'aller chercher un autre titre », projette le directeur sportif.
Concernant Pierre Sage, très courtisé après son sacre en Coupe de France et la deuxième place en Ligue 1, Leca se veut rassurant. « Pierre est courtisé, c'est normal, c'est un très bon entraîneur. Mais il a un contrat jusqu'en 2028 et il ne m'a jamais dit qu'il voulait partir », assure-t-il. Un signal clair envoyé aux prétendants, même si Pierre Sage ne cesse de semer le doute quant à son avenir.
Concernant Pierre Sage, très courtisé après son sacre en Coupe de France et la deuxième place en Ligue 1, Leca se veut rassurant. « Pierre est courtisé, c'est normal, c'est un très bon entraîneur. Mais il a un contrat jusqu'en 2028 et il ne m'a jamais dit qu'il voulait partir », assure-t-il. Un signal clair envoyé aux prétendants, même si Pierre Sage ne cesse de semer le doute quant à son avenir.