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RC Lens : Ismaëlo Ganiou impressionne une recrue lensoise !

Arrivé en prêt de Sunderland, Arthur Masuaku encense le jeune défenseur lensois Ismaëlo Ganiou, symbole de la nouvelle génération Sang et Or


Rédigé le Jeudi 5 Mars 2026 à 17:43 écrit par


Quand un vieux routier l’avoue sans détour, ça mérite qu’on s’y attarde. Arrivé cet hiver à Lens en provenance de Sunderland, Arthur Masuaku n’a pas été d’abord frappé par l’ambiance de Bollaert, ni par la pluie artésienne (pas dépaysé en venant d'Angleterre), mais par un gamin de 20 ans déjà bien installé dans la défense Sang et Or : Ismaëlo Ganiou. « Quand je suis arrivé, Ismaëlo m’a sauté aux yeux », lâche le latéral congolais en conférence de presse.

Il faut dire que Ganiou n’est plus vraiment un inconnu à La Gaillette. Formé au club, passé pro à l’été 2024, le défenseur franco‑burkinabè a profité de la grave blessure de Jonathan Gradit pour s’installer dans le onze et enchaîner les prestations solides jusqu’à devenir l’un des symboles de la nouvelle garde lensoise. Déjà international avec le Burkina Faso, le garçon vise désormais rien de moins que l’équipe de France Espoirs. Pour un joueur qui était programmé pour être un second couteau dans la rotation, la trajectoire s'est rapidement accélérée.

Masuaku, lui, a débarqué en prêt sec de Sunderland pour six mois, sans option d’achat, afin de densifier le couloir gauche et compenser le départ de Deiver Machado vers Nantes. À 32 ans, l’ancien de Premier League retrouve un club qu’il connaît pour y avoir été formé de 2003 à 2008, et jure qu’il jouera « là où le coach [lui] dit de jouer » pour servir le collectif. Mais derrière la phrase bien propre, il y a autre chose : le regard d’un vétéran qui voit en Ganiou un profil capable de s’installer durablement dans la hiérarchie.

Sportivement, cette admiration n’est pas anodine. Dans un vestiaire où la colonne vertébrale a été bousculée par les blessures et les départs, voir un joueur très expérimenté fraîchement débarqué valider ainsi un jeune du cru, c’est presque une onction. Pour Ganiou, c’est un levier supplémentaire alors que son nom commence à circuler dans les radars de recruteurs étrangers et des sélections. Pour Lens, c’est un message limpide : l’hiver n’a pas seulement servi à recruter un latéral expérimenté, mais aussi à entériner un changement d’ère derrière. La défense du futur, à Bollaert, a peut‑être déjà trouvé son visage, et Masuaku, lui, a déjà choisi où poser ses yeux.

Ewan L.L
Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur