L’aventure de Dino Toppmöller à Lens s’est arrêtée presque aussitôt qu’elle avait commencé. Après six matches officiels, le club artésien et son entraîneur se sont séparés sur fond de désaccord autour de l’organisation du staff. Jusqu’ici, l’Allemand n’avait pas raconté lui-même le moment où cette divergence était devenue une rupture. Il l’a fait dans le podcast Spielmacher : selon lui, tout s’est joué autour de son adjoint Nelson Morgado.
Nelson Morgado au cœur du désaccord
Toppmöller raconte avoir été informé de la volonté des dirigeants de se séparer de Morgado dans les jours entourant le nul concédé au Mans (2-2). « J’étais abasourdi. Pour moi, il n’était pas judicieux d’envisager de se séparer de quelqu’un qui n’avait rien fait d’extraordinaire. » explique l’ancien entraîneur lensois, qui ne jugeait pas justifié d’écarter son collaborateur.
Le technicien allemand ne nie pas que son adjoint ait pu avoir des échanges tendus avec d’autres membres du staff. Mais, à ses yeux, rien ne constituait une faute suffisamment grave pour imposer son départ. « Si j’avais constaté une faute grave, je n’aurais évidemment pas pu la tolérer. Mais ce n’était tout simplement pas le cas », explique-t-il. Il assure avoir refusé de se séparer de quelqu’un qui, selon lui, « n’avait rien fait d’inhabituel ».
Ce refus a scellé la fin de sa mission. Toppmöller dit avoir préféré perdre son poste plutôt que d’abandonner Morgado : il voulait pouvoir « encore [se] regarder en face aujourd’hui, plutôt que de rester sur le banc de touche lensois ». Le RC Lens avait, de son côté, présenté sa décision comme la conséquence d’un projet de réorganisation du staff que l’entraîneur ne souhaitait pas accompagner. La collaboration a pris fin avec Toppmöller et ses deux adjoints.


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