RC Lens : Didier Deschamps douche les espoirs de Robin Risser


Rédigé le Vendredi 13 Février 2026 à 16:10 écrit par


Didier Deschamps a beau reconnaître le talent de Robin Risser et Jean Butez, il refuse de basculer dans la révolution de palais au poste de gardien des Bleus. Derrière les compliments polis, son message est clair : l’expérience reste la monnaie dominante en équipe de France, et les nouveaux venus devront encore forcer la porte.

Le sélectionneur a profité du tirage au sort de la Ligue des nations pour remettre quelques pendules à l’heure : oui, Risser et Butez sont suivis, non, cela ne veut pas dire que « tout le monde a sa chance ». Un exercice d’équilibriste entre ouverture affichée et conservatisme assumé, typique de la Desch’.

« On les suit » : la carotte, mais pas le totem

Face aux caméras, Deschamps a d’abord déroulé la version officielle : « Risser et Butez ? Ce sont de bons gardiens, on les suit. » La formule rassure les intéressés, flatte leurs clubs et entretient le feuilleton des listes à venir.

Mais le sélectionneur a immédiatement posé la limite : « Je ne vais pas dire que tout le monde a sa chance » et « le poste de gardien est très spécifique ». Autrement dit, le simple mérite sportif du moment ne suffit pas forcément, surtout dans les cages, où la hiérarchie se bouscule beaucoup moins vite que sur les ailes.

En filigrane, Deschamps rappelle une ligne directrice qui l’accompagne depuis 2012 : il préfère apporter quelques retouches de temps en temps que tout renverser en deux rassemblements, surtout à quelques mois d’un Mondial.

Risser, le phénomène lensois poussé par le contexte

Robin Risser, 21 ans, est devenu en quelques mois l’un des symboles de la nouvelle garde française à ce poste. Formé à Strasbourg, passé par toutes les étapes classiques - centre, équipes de jeunes, sélection U16 - il a rallié Lens à l’été 2025 avec l’étiquette de gardien « programmé pour le haut niveau ».

Au RC Lens, il s’est installé comme dernier rempart d’une équipe qui réalise une saison exceptionnelle. Sa lecture des trajectoires, sa solidité sur sa ligne et sa maturité dans un contexte bouillant ont rapidement fait parler, au point que d’anciens gardiens du Racing, comme Charles Itandje et Guillaume Warmuz, ont publiquement estimé qu’une convocation chez les Bleus serait « plus que normale ».

Surtout, le contexte lui est royalement favorable : pendant que lui aligne les matchs, les habituels remplaçants en Bleu cirent de plus en plus le banc en club. Le genre de fenêtre qui, dans un autre poste, provoquerait presque mécaniquement un appel en sélection.

Mais voila, avec Deschamps la notion de groupe prime sur les performances individuelles. Mais peut on lui en vouloir ?

Journaliste autodidacte j'ai toujours été passionné par le football. Supporter du RC Lens depuis… En savoir plus sur cet auteur