Le LOSC pensait tenir un succès retentissant. Mené 2-0 jusqu’à l’entrée du temps additionnel, le PSG a pourtant arraché le nul vendredi à Stade Pierre Mauroy - Decathlon Arena grâce à Vitinha, buteur à la 90e+1, puis Marquinhos, qui a égalisé à la 90e+4. Un scénario brutal pour Lille, qui a entraîné la colère des joueurs lillois, remontés contre Éric Wattellier et les secondes supplémentaires accordées.
Trois minutes devenues quatre
La colère lilloise repose sur un point précis : trois minutes de temps additionnel avaient initialement été indiquées. Mais après la réduction du score de Vitinha, l’arbitre a fait savoir qu’une minute serait ajoutée, une version confirmée par Nabil Bentaleb et Davide Ancelotti après la rencontre.
Le but de Marquinhos est intervenu alors que le chronomètre affichait 94’10, sur une action née d’un corner tiré avant la fin de cette quatrième minute. Dans l’application des règles, l’arbitre peut rallonger le temps additionnel afin de compenser les interruptions survenues pendant cette période, notamment après un but ou des pertes de temps.
La frustration des Dogues est donc compréhensible au regard de la cruauté du dénouement. Benjamin André a estimé que « les 15 secondes de trop » avaient fait basculer la rencontre, tandis qu’Olivier Létang a laissé éclater sa colère dans les couloirs du stade.
Le but de Marquinhos est intervenu alors que le chronomètre affichait 94’10, sur une action née d’un corner tiré avant la fin de cette quatrième minute. Dans l’application des règles, l’arbitre peut rallonger le temps additionnel afin de compenser les interruptions survenues pendant cette période, notamment après un but ou des pertes de temps.
La frustration des Dogues est donc compréhensible au regard de la cruauté du dénouement. Benjamin André a estimé que « les 15 secondes de trop » avaient fait basculer la rencontre, tandis qu’Olivier Létang a laissé éclater sa colère dans les couloirs du stade.
Lille a aussi laissé passer sa chance
Mais réduire cette soirée à quelques secondes supplémentaires serait incomplet. Lille menait 2-0 après les réalisations d’Hakon Haraldsson et de Dilane Bakwa, avant de reculer très bas dans une fin de match sous pression. Le PSG a poussé, obtenu le corner décisif et puni une équipe nordiste qui n’a pas su faire disparaître le danger.
Si on veut aller plus loin dans l'analyse pour répondre à ceux qui estiment que l'arbitre était pro parisien sur cette rencontre, deux gros faits de jeu prouvent le contraire. L'un des buts lillois a été entaché par une poussette sur Ferran Torres en début d'action. Une action litigieuse qui n'est pas en soi une erreur manifeste, mais qui aurait clairement pu être sifflée ; certains arbitres estimant même qu'elle aurait dû être sifflée.
Autre point, et pas des moindres : Benjamin André qui a été le premier à crier au scandale, aurait clairement dû être expulsé en raison de multiplication de fautes plus ou moins grossières, dont trois qui méritaient largement un carton jaune. Et ça, Davide Ancelotti l'avait parfaitement compris, raison pour laquelle il a sorti immédiatement Benjamin André après sa dernière faute qui aurait dû entraîner un carton jaune et donc une expulsion.
Donc oui, la frustration du LOSC et de son président Olivier Létang est compréhensible au regard du dénouement cruel. Mais dans le déroulé global de la rencontre, s'arrêter sur ces 10 secondes de rab, c'est être totalement dans le déni
Si on veut aller plus loin dans l'analyse pour répondre à ceux qui estiment que l'arbitre était pro parisien sur cette rencontre, deux gros faits de jeu prouvent le contraire. L'un des buts lillois a été entaché par une poussette sur Ferran Torres en début d'action. Une action litigieuse qui n'est pas en soi une erreur manifeste, mais qui aurait clairement pu être sifflée ; certains arbitres estimant même qu'elle aurait dû être sifflée.
Autre point, et pas des moindres : Benjamin André qui a été le premier à crier au scandale, aurait clairement dû être expulsé en raison de multiplication de fautes plus ou moins grossières, dont trois qui méritaient largement un carton jaune. Et ça, Davide Ancelotti l'avait parfaitement compris, raison pour laquelle il a sorti immédiatement Benjamin André après sa dernière faute qui aurait dû entraîner un carton jaune et donc une expulsion.
Donc oui, la frustration du LOSC et de son président Olivier Létang est compréhensible au regard du dénouement cruel. Mais dans le déroulé global de la rencontre, s'arrêter sur ces 10 secondes de rab, c'est être totalement dans le déni