PSG : analyse cinglante du petit nul parisien face au Stade Brestois


Rédigé le Lundi 14 Septembre 2026 à 07:40 écrit par


Le Paris Saint-Germain a enfin ouvert son compteur victoire en Ligue 1 pour la saison 2026-2027 en s’imposant 1-0 à Brest, dimanche, lors de la quatrième journée. Ferran Torres a inscrit l’unique but de la rencontre, offrant au club de la capitale une victoire attendue après trois sorties sans succès en championnat. Le résultat compte, évidemment. Mais dans L’After Foot, Walid Acherchour a refusé de transformer ce court succès breton en certificat de bonne santé collective.

Dans son analyse, le chroniqueur de L’After Foot juge la copie parisienne « très insuffisante » et estime que le contenu reste très loin des standards affichés par Paris la saison passée.

« C’est l’excuse facile maintenant en Ligue 1 quand le PSG est moins bon : c’est la motivation », a lancé Walid Acherchour, peu convaincu par l’idée d’un Paris naturellement moins concerné face aux équipes du championnat. « On a le droit, de ce PSG back to back qui est favori de sa propre succession, d’avoir une performance référence sur ce début de saison, au moins sur une heure de jeu. » Pour lui, le statut oblige : gagner est nécessaire, dominer doit redevenir habituel.

Le PSG au petit trot face à Brest

Le verdict ne s’arrête pas à une question d’exigence esthétique. Walid Acherchour considère que le Stade Brestois aurait pu être récompensé de ses efforts : « Ils se sont endormis et on s’est endormis devant le match du PSG. Un nul n’aurait pas été scandaleux. » Une sortie qui résume son malaise : Paris a pris le score, mais n’a jamais réellement mis Brest sous cloche. Le genre de match que les champions savent parfois arracher, sans que cela suffise à blanchir la prestation.

Walid Acherchour attendait un signal plus clair. « Je pensais qu’ils allaient lancer leur saison en Ligue 1 en mettant un petit tarif, un 3-4, avec au moins une heure de jeu en montrant leur supériorité », a-t-il expliqué. À ses yeux, le PSG n’a pas encore retrouvé « la maîtrise au milieu, la qualité technique, l’intensité » ni « la manière de vouloir être méchant dans la surface » qui avaient fait sa force. Le moteur tourne, mais il tousse encore au moment d’accélérer.

Luis Enrique au révélateur Manchester City et Barça

Le chroniqueur s’interroge également sur l’impact concret de la méthode Luis Enrique. « Le management de Luis Enrique, c’est pour montrer que tout est remis à zéro. Je n’ai pas l’impression, moi, sur le terrain, que les joueurs vont dans ce sens », a-t-il insisté. Walid Acherchour ne prétend pas détenir toutes les explications, mais il détecte « un vrai problème » dans cette version parisienne. Il attend désormais les grands rendez-vous, avec City et le Barça, pour mesurer la température réelle du champion.

En tout cas une chose est sûre, ce début de saison en Ligue 1 confirme totalement l'analyse faite par Luis Enrique et Luis Campos à l'issue de la saison dernière, à savoir la nécessité d'apporter du sang neuf à un effectif qui a tout gagné et qui pourrait clairement avoir du mal à se remettre dans le bain de la Ligue 1. Et pour le coup, ce que craignait Luis Enrique, se confirme, même si on n'est clairement pas dans l'urgence. 

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur