Nicolas de Tavernost est en train de devenir bien plus qu’un simple patron de LFP Media : il est désormais un symbole, celui d’un football français qui refuse de se laisser dicter son avenir par BeIN Sports et les humeurs de la FIFA. Face au séisme provoqué par la perte des droits du Mondial 2026 au profit de la chaîne qatarie, Joseph Oughourlian (président du RC Lens) et Pablo Longoria (président de l'OM) se sont rangés derrière lui, dessinant un front aussi rare que révélateur.
De Tavernost a menacé de quitter la LFP après que BeIN a doublé Ligue 1+ sur la Coupe du monde 2026, malgré un accord déjà ficelé avec la FIFA, et c’est cette mise à l’écart qui a déclenché une vague de soutien chez certains dirigeants de Ligue 1. En le qualifiant de « seul homme compétent » dans ce dossier explosif des droits TV, Oughourlian a envoyé un message clair : le problème, ce n’est pas l’architecte de Ligue 1+, mais ceux qui sabotent le chantier.
De Tavernost a menacé de quitter la LFP après que BeIN a doublé Ligue 1+ sur la Coupe du monde 2026, malgré un accord déjà ficelé avec la FIFA, et c’est cette mise à l’écart qui a déclenché une vague de soutien chez certains dirigeants de Ligue 1. En le qualifiant de « seul homme compétent » dans ce dossier explosif des droits TV, Oughourlian a envoyé un message clair : le problème, ce n’est pas l’architecte de Ligue 1+, mais ceux qui sabotent le chantier.
Un soutien public qui cible BeIN et la gouvernance
En prenant fait et cause pour de Tavernost, Oughourlian et Longoria ne se contentent pas de défendre un dirigeant, ils contestent de fait le rapport de force imposé par BeIN Sports et son puissant relais au sein de la LFP, Nasser Al-Khelaïfi. La double casquette du président du PSG, également patron de BeIN Media Group et membre du conseil d’administration de la LFP, est clairement pointée comme un verrou qui empêche Ligue 1+ de se déployer pleinement.
Pour les présidents lensois et marseillais, la perte des droits du Mondial 2026 n’est pas une simple défaite commerciale mais un nouvel épisode d’un bras de fer structurel entre un projet pensée « par et pour le football français » et un diffuseur extérieur aux intérêts parfois divergents. Les tensions, déjà fortes depuis le lancement de Ligue 1+, se cristallisent désormais autour d’un choix : continuer à dépendre des humeurs des diffuseurs historiques ou pousser jusqu’au bout un modèle d’autonomie audiovisuelle.
Pour les présidents lensois et marseillais, la perte des droits du Mondial 2026 n’est pas une simple défaite commerciale mais un nouvel épisode d’un bras de fer structurel entre un projet pensée « par et pour le football français » et un diffuseur extérieur aux intérêts parfois divergents. Les tensions, déjà fortes depuis le lancement de Ligue 1+, se cristallisent désormais autour d’un choix : continuer à dépendre des humeurs des diffuseurs historiques ou pousser jusqu’au bout un modèle d’autonomie audiovisuelle.
Ligue 1+, ou l’idée d’un football qui se reprend en main
Ligue 1+ n’est pas un gadget marketing, mais la pièce centrale de la stratégie voulue par de Tavernost et soutenue, parfois bruyamment, par Longoria depuis des mois. Le président de l’OM voit dans cette plateforme le moyen de reprendre la main sur la distribution, les prix, la donnée et la relation directe avec les supporters, là où le football français s’est longtemps contenté de tendre la sébille aux diffuseurs.
Oughourlian, de son côté, avait déjà défendu l’idée d’un changement radical de gouvernance et de modèle économique à la LFP, insistant sur la nécessité d’arrêter de « faire n’importe quoi » avec les droits TV et de sortir d’une forme de dépendance chronique vis-à-vis des géants de l’audiovisuel. Que ces deux-là se retrouvent aujourd’hui pour défendre de Tavernost n’a donc rien d’un réflexe corporatiste : c’est la prolongation logique d’une vision où les clubs cessent d’être de simples figurants dans la bataille des droits.
Si Oughourlian et Longoria montent au créneau, c’est aussi parce que tous les présidents ne suivent pas, et de Tavernost ne s’en cache pas : il a acté l’absence « d’unanimité complète » derrière Ligue 1+ et dit ne plus vouloir s’accrocher sans soutien clair. Le paradoxe est cruel : ceux qui réclamaient une plateforme dédiée à la Ligue 1 hésitent désormais à se ranger franchement derrière l’homme qui l’a portée, tétanisés par les pressions, les intérêts croisés ou la peur d’affronter BeIN frontalement.
Pendant que certains petits clubs se murent dans le silence, ceux qui assument une ambition forte pour leur marque, leur stade et leur public prennent la parole, parfois seuls, pour demander que le projet Ligue 1+ ne soit pas enterré avec la démission annoncée de son principal artisan. En creux, c’est toute la hiérarchie du football français qui se lit dans cette fracture : entre ceux qui espèrent survivre avec quelques chèques et ceux qui veulent enfin bâtir un modèle soutenable sans mendier chaque renégociation.
Oughourlian, de son côté, avait déjà défendu l’idée d’un changement radical de gouvernance et de modèle économique à la LFP, insistant sur la nécessité d’arrêter de « faire n’importe quoi » avec les droits TV et de sortir d’une forme de dépendance chronique vis-à-vis des géants de l’audiovisuel. Que ces deux-là se retrouvent aujourd’hui pour défendre de Tavernost n’a donc rien d’un réflexe corporatiste : c’est la prolongation logique d’une vision où les clubs cessent d’être de simples figurants dans la bataille des droits.
Si Oughourlian et Longoria montent au créneau, c’est aussi parce que tous les présidents ne suivent pas, et de Tavernost ne s’en cache pas : il a acté l’absence « d’unanimité complète » derrière Ligue 1+ et dit ne plus vouloir s’accrocher sans soutien clair. Le paradoxe est cruel : ceux qui réclamaient une plateforme dédiée à la Ligue 1 hésitent désormais à se ranger franchement derrière l’homme qui l’a portée, tétanisés par les pressions, les intérêts croisés ou la peur d’affronter BeIN frontalement.
Pendant que certains petits clubs se murent dans le silence, ceux qui assument une ambition forte pour leur marque, leur stade et leur public prennent la parole, parfois seuls, pour demander que le projet Ligue 1+ ne soit pas enterré avec la démission annoncée de son principal artisan. En creux, c’est toute la hiérarchie du football français qui se lit dans cette fracture : entre ceux qui espèrent survivre avec quelques chèques et ceux qui veulent enfin bâtir un modèle soutenable sans mendier chaque renégociation.