L'OM doit vendre, et vite
L’OM est passé tout près de la correctionnelle : menacé d’une exclusion immédiate de toutes compétitions européennes pour non-respect du fair-play financier, le club a obtenu un sursis d’un an. L’UEFA a validé la présence de Marseille en Ligue Europa, mais avec une épée de Damoclès : en cas de nouveaux dérapages, la sanction tombera.
Dans le deal, les Phocéens écopent d’une lourde amende et d’objectifs financiers drastiques à respecter d’ici juin 2027, avec obligation de réduire massivement les pertes. Concrètement, l’OM doit vendre fort et vite dès ce mercato, et réduire sa masse salariale pour ne pas revivre ce scénario catastrophe dans un an. D’où la tension maximale autour de plusieurs dossiers, et notamment du cas Mason Greenwood, devenu la clé de voûte du plan de redressement.
Frank McCourt inflexible pour Greenwood
Recruté à l’été 2024 en provenance de Manchester United pour environ 26 M€, Greenwood a été un vrai coup sportif et financier pour l’OM. Sous contrat jusqu’en 2029, l’Anglais sort d’une saison monstrueuse : 26 buts et 11 passes décisives en 45 matchs toutes compétitions confondues.
Résultat, sa valeur a littéralement explosé, et certains analystes l'estiment aujourd'hui à au moins 80 millions d'euros. Rien de surprenant sachant que le PSG attend au moins 80/90 millions d'euros pour Bradley Barcola ; tandis que le LOSC a fixé le prix de Matías Fernández-Pardo à 50/60 millions d'euros.
Résultat, sa valeur a littéralement explosé, et certains analystes l'estiment aujourd'hui à au moins 80 millions d'euros. Rien de surprenant sachant que le PSG attend au moins 80/90 millions d'euros pour Bradley Barcola ; tandis que le LOSC a fixé le prix de Matías Fernández-Pardo à 50/60 millions d'euros.
Mais voila, entre le passif de Greenwood qui lui ferme la porte de la Premier League, et l'obligation de vendre de l'OM, les feux ne sont pas tous au vert pour réaliser une vente historique. C'est donc dans ce contexte que les dirigeants marseillais ont fixé la barre autour de 55 M€ bonus compris pour envisager un départ, alors que Fenerbahçe et l’AS Rome tentent de négocier à la baisse.
Mais pour Frank McCourt, il est hors de question de négocier en dessous du tarif fixé. Car au delà des 30 ou 40% qu'il faudra reverser à Manchester United, l'homme d'affaires américain en fait une histoire de crédibilité et d'orgueil. Ne pas dégager une plus-value sur un joueur sous contrat jusqu'en 2029, auteur d'une grosse saison sur le plan individuel, et valorisé à 80M€ par certains analystes, serait un échec cuisant, limite honteux.
Mais pour Frank McCourt, il est hors de question de négocier en dessous du tarif fixé. Car au delà des 30 ou 40% qu'il faudra reverser à Manchester United, l'homme d'affaires américain en fait une histoire de crédibilité et d'orgueil. Ne pas dégager une plus-value sur un joueur sous contrat jusqu'en 2029, auteur d'une grosse saison sur le plan individuel, et valorisé à 80M€ par certains analystes, serait un échec cuisant, limite honteux.